« Sale Arabe, rentre en Algérie » : une Française de 86 ans condamnée pour injures racistes 

Une Française de 86 ans a récemment été condamnée pour avoir proféré des injures racistes à l'encontre de sa voisine. L'incident, survenu dans un immeuble de la banlieue de Caen, a été filmé par un témoin, mettant en lumière les comportements hostiles de la prévenue. Lors de son procès, cette dernière a nié les faits, tout en maintenant que les accusations portées contre elle étaient le résultat d'un complot.

Les faits remontent à janvier 2025, lorsqu'une habitante d'Hérouville-Saint-Clair a déposé plainte contre sa voisine âgée de 86 ans. La plaignante accuse l’octogénaire de harcèlement et d'insultes répétées, rapporte ce mercredi 26 novembre le média français Tendance Ouest.

Selon la plaignante, leur relation, qui était autrefois cordiale, avait dégénéré après qu’elle ait bloqué le numéro de téléphone de l'octogénaire. Depuis août 2022, cette dernière l’aurait harcelée, lui lançant des insultes à répétition.

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Une vidéo comme preuve d’injures racistes

Un incident particulièrement marquant a eu lieu le 6 décembre 2024, lorsqu'une autre voisine, témoin des faits, a filmé la scène. L'octogénaire, en colère, a insulté la victime en des termes racistes, lui lançant : « Sale Arabe, rentre en Algérie ». Elle la traite de tous les noms et lui reproche de porter le voile.

D'autres témoins ont également été entendus, affirmant que la prévenue avait un comportement vindicatif et qu'elle était souvent grossière envers les autres habitants de l’immeuble. Un groupe de jeunes étudiants la surnommait même « la petite vieille méchante ».

La défense de la prévenue

Lors de l’audience tenue le 20 novembre dernier au tribunal de Caen, la prévenue a nié les accusations de racisme, tout en reconnaissant avoir proféré l'insulte « connasse ». Elle a expliqué qu’elle s’était rendue chez sa voisine pour lui annoncer la mort de son chien et que c’était cette dernière qui l’aurait traitée de « saloperie » et aurait rompu toute relation avec elle.

La prévenue a ajouté que les tensions dans l’immeuble étaient dues à la jalousie des autres résidents à son égard. « Les gens sont contre moi, il y a un véritable complot », a-t-elle répété plusieurs fois à la barre. Toutefois, la vidéo prise par un témoin contredisait ses déclarations, montrant clairement des propos racistes à l'encontre de sa voisine.

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La procédure judiciaire et la condamnation

Malgré la défense de la prévenue, les faits de harcèlement et les propos racistes ont été jugés avérés. La procureure a précisé que les injures publiques, bien que prouvées, ne pouvaient être retenues en raison de la prescription. Elle a demandé une peine de six mois de prison avec sursis pour les faits restants.

Après délibéré, le tribunal a condamné l'octogénaire à une amende de 500 euros avec sursis. En outre, elle devra régler 254 euros pour les frais de procédure.


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