Un vol d'Air Algérie en provenance de Montréal a été contraint, jeudi 29 janvier, à un atterrissage difficile à l'aéroport d'Alger. À cause de conditions météorologiques particulièrement agitées, notamment des rafales de vent imprévisibles, les passagers ont vécu une situation tendue lors de l'approche finale.
Le vol AH202 d'Air Algérie, qui reliait Montréal à Alger, s'apprêtait à se poser à l'aéroport international d’Alger aux alentours de 03h00 du matin. Après un vol sans encombre, l'avion entamait son approche finale, et tout semblait se dérouler normalement. Cependant, à la dernière minute, le commandant de bord a pris la décision d'interrompre l'atterrissage. Des rafales violentes de vent ont perturbé la trajectoire de l'appareil, provoquant une inclinaison importante de l'aile droite, rendant l'atterrissage trop risqué à ce moment-là.
Selon les témoignages des passagers présents à bord, la situation a été très tendue. Un des voyageurs a décrit la scène comme « un moment à couper le souffle ». Les vents forts ont été suffisants pour contraindre l'équipage à annuler la manœuvre et à effectuer un tour de piste afin d'attendre une fenêtre météo plus favorable. Une première tentative d'atterrissage avortée qui a mis les 300 passagers dans une situation inconfortable.
Une procédure inhabituelle et des consignes de sécurité renforcées
Avant l'atterrissage, l'équipage avait pris la précaution de donner des consignes de sécurité particulières environ trente minutes avant l'approche finale. Cette mesure inhabituelle a interpellé certains passagers, surtout les plus expérimentés. Un voyageur a même confié qu'il n'avait « jamais vu ça au cours de ses 1500 vols ». Ce détail souligne la préparation de l'équipage face aux conditions météorologiques difficiles, même si ce type de procédure reste peu courant dans le secteur aérien.
Les consignes de sécurité renforcées ont été un signe de la gravité de la situation. Une fois l'atterrissage avorté, les passagers ont dû patienter pendant près de 30 minutes avant que l'avion d'Air Algérie n'entame une seconde tentative d'atterrissage. Là encore, les rafales violentes rendaient l'opération particulièrement délicate.
Air Algérie : une deuxième tentative réussie, mais sous pression
Après une attente de près de 30 minutes, le pilote a tenté à nouveau de poser l'appareil sur le tarmac d'Alger. Cette seconde tentative a été tout aussi délicate, l'avion étant secoué par des rafales de vent pouvant atteindre jusqu'à 120 km/h, des conditions qui ont compliqué l'ajustement de la trajectoire. Les passagers de ce vol d'Air Algérie ont vécu des moments de grande tension pendant cette nouvelle phase de l'atterrissage.
Finalement, après plusieurs ajustements, l'avion a atterri en toute sécurité à 04h50. Cette fois-ci, la procédure a été couronnée de succès, et les passagers ont exprimé leur soulagement par des applaudissements. Aucun incident majeur n'a été rapporté lors de cette opération.
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Impact des conditions météorologiques sur le trafic aérien
L’incident survenu avec le vol Montréal-Alger d'Air Algérie s'inscrit dans un contexte de conditions météorologiques difficiles sur le nord de l'Algérie. En effet, tout au long du week-end du 29 janvier, des vents violents ont soufflé sur plusieurs régions du pays, notamment sur la capitale, Alger, où des rafales atteignant les 120 km/h ont été enregistrées. Cette situation a eu un impact sur le trafic aérien, avec l'annulation de plusieurs vols domestiques par Domestic Airlines.
La compagnie aérienne algérienne a précisé que ces annulations étaient dues à des conditions de navigation jugées trop risquées, en particulier pour les aéroports internationaux et régionaux où la visibilité et la stabilité du sol étaient compromises. Ces perturbations ont affecté les horaires et les trajets de nombreux passagers à travers le pays.
