En Algérie, le groupe français Engie quitte officiellement le secteur gazier après la cession de ses parts dans le gisement de Touat, situé dans la wilaya d’Adrar. Un décret présidentiel publié en février 2026 valide cette opération. Cette décision modifie la répartition du capital au sein de ce projet gazier.
Un décret présidentiel daté du 17 février 2026 et publié dans le Journal officiel algérien du 24 février 2026 officialise la sortie totale d’Engie du projet gazier de Touat. Le texte approuve l’avenant n°5 au contrat signé le 10 juillet 2002 pour l’exploration, l’évaluation et l’exploitation des hydrocarbures dans le périmètre de Touat, blocs 352A et 353.
Cet avenant a été conclu à Alger le 10 novembre 2025 entre la compagnie nationale Sonatrach et la société E&E Algeria Touat B.V. Le décret ne détaille pas les montants financiers de l’opération, mais il valide juridiquement la nouvelle répartition des parts au sein du projet.
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Nouvelle répartition des parts entre ENI et PTTEP
À la suite de cette opération, le groupe italien ENI renforce sa position dans le gisement. Déjà présent depuis le rachat des actifs de Neptune Energy en 2024, ENI récupère 8 % des parts détenues par Engie, portant sa participation indirecte à 42,9 %.
La société thaïlandaise PTTEP acquiert les 22 % restants. Elle détient désormais 34 % du capital d’E&E Algeria Touat B.V. Sonatrach conserve pour sa part une participation directe de 35 % dans le projet. Selon une source citée par le quotidien Echorouk, l’ensemble du gaz produit par le champ de Touat est désormais vendu à Sonatrach.
Historique du projet et reprise de la production
Le gisement de Touat, opérationnel depuis 2019, avait connu un arrêt de production à partir de l’automne 2021. Cette interruption faisait suite à une contamination au mercure des installations de traitement du gaz.
Après l’entrée d’ENI dans le projet en 2024, des investissements ont été engagés afin de réhabiliter les installations et relancer la production. Selon la même source, la production actuelle est estimée à environ 13 millions de mètres cubes par jour, soit près de 4,5 milliards de mètres cubes par an.
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Un contexte de recomposition du secteur énergétique
La sortie d’Engie intervient dans un contexte marqué par plusieurs ajustements dans les partenariats énergétiques en Algérie. Ces dernières années, des entreprises italiennes, asiatiques et américaines ont renforcé leur présence dans le secteur des hydrocarbures.
ENI a, en 2024, versé environ 1,2 milliard de dollars à l’Algérie, selon les données communiquées par le groupe. Par ailleurs, ENI et PTTEP sont engagées dans l’exploration du bloc Reggane 2, attribué dans le cadre du Bid Round 2024, également situé dans la wilaya d’Adrar.
