Un homme a été arrêté à l’aéroport d’Alger alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour Istanbul avec une importante somme d’argent en liquide. Le montant, estimé à 474 300 euros, n’avait fait l’objet d’aucune déclaration auprès des services compétents.
Selon Ennahar, les faits remontent au 7 mars 2025. Ce jour-là, un commerçant installé à Alger, se présente au terminal pour prendre un vol d’Air Algérie à destination de la Turquie. Rien, au premier regard, ne distingue ce passager des autres voyageurs présents à l’enregistrement.
C’est au moment du passage au portique de sécurité que la situation évolue. Une alerte est déclenchée lors du contrôle au scanner. Les agents demandent alors au passager de retirer certains effets personnels pour permettre une vérification plus précise.
474 300 euros emballés dans des paquets
Ses bagages, une sacoche et un bagage à main, sont examinés. À l’intérieur, les agents découvrent plusieurs paquets soigneusement emballés. En les ouvrant, ils constatent qu’il s’agit de billets en euros. Le comptage révèle un total de 474 300 euros, soit l’équivalent de plus de 132 millions de dinars algériens.
Les billets ne sont pas rangés de manière classique. Ils sont répartis en petits lots, chacun enveloppé dans du papier aluminium. Cette méthode attire l’attention des agents, car elle vise à masquer le contenu et à compliquer sa détection lors des contrôles.
Le passager ne présente aucun document justifiant le transport de cette somme. Aucune déclaration de devises ni justificatif bancaire n’est fourni sur place.
De l’argent également retrouvé dans un véhicule
Les vérifications ne s’arrêtent pas aux bagages. Les agents procèdent à des recherches complémentaires, notamment au niveau du parking de l’aéroport. Dans le véhicule appartenant au suspect, une autre somme est retrouvée.
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Elle se compose de dinars algériens ainsi que d’une petite quantité de devises étrangères. Bien que moins importante que celle découverte dans les bagages, cette somme vient s’ajouter aux éléments retenus dans le dossier. L’ensemble des montants saisis est consigné dans le cadre de la procédure engagée.
Les explications fournies lors de l’audition
Entendu par les enquêteurs, le mis en cause apporte des précisions sur l’origine des fonds. Il déclare que « le montant en devise étrangère estimé à 474.300 euros » provient de ses activités commerciales à l’étranger, notamment aux Émirats arabes unis.
Il explique avoir constitué, au fil du temps, un capital qu’il a converti en or en 2012. Selon ses déclarations, la quantité concernée dépasserait 10 kilogrammes. Cet or aurait ensuite été introduit en Algérie. Toujours selon lui, cette marchandise a été saisie à son arrivée sur le territoire, avant d’être restituée en 2015 à la suite d’une décision de justice. Il indique ensuite avoir transformé cet or en liquidités.
Le suspect affirme avoir réintroduit cet argent en plusieurs fois, avec des montants compris entre 70 000 et 134 000 euros par opération. Il précise également avoir conservé ces fonds à son domicile pendant une période prolongée.
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Concernant la manière dont l’argent a été préparé, il explique l’avoir divisé en 474 paquets de 1 000 euros chacun. Chaque lot a été enveloppé dans du papier aluminium, une méthode qu’il dit avoir utilisée pour en modifier l’apparence.
Une enquête élargie à plusieurs personnes
L’affaire ne concerne pas uniquement le passager interpellé. Les investigations menées par les services spécialisés dans la lutte contre la criminalité économique et financière ont permis d’identifier d’autres personnes en lien avec le dossier.
Parmi elles figurent des commerçants basés à Alger, un bijoutier installé à Blida, identifié comme T. Malek, ainsi qu’un individu résidant en France. Les enquêteurs cherchent à établir la nature exacte des relations entre ces différentes personnes et leur éventuel rôle dans les opérations financières observées.
Des documents ont également été saisis lors de l’enquête. Parmi eux, des cartes expirées mentionnant des affiliations politiques. Ces éléments font partie des pièces examinées dans le cadre de la procédure. Au total, six personnes sont poursuivies dans cette affaire. Elles doivent comparaître devant le tribunal de Dar El Beida pour des faits liés à la réglementation sur les changes et à des soupçons de blanchiment d’argent.
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