Plusieurs citoyens algériens ont porté plainte après avoir remis des sommes d'argent à une jeune femme qui promettait des visas Schengen. Aucun document n'a été fourni aux plaignants qui réclament aujourd'hui des comptes. La justice s'est prononcée sur cette affaire d'escroquerie aux multiples victimes.
La mise en cause, identifiée par les initiales M.R., une femme âgée d'une vingtaine d'années, se présentait comme employée d'une agence touristique. Elle affirmait pouvoir obtenir des visas Schengen pour ses clients, en particulier des visas d'entrée sur le territoire espagnol. Plusieurs citoyens ont cru à ces déclarations et lui ont confié des sommes variant entre 30 et 80 millions de centimes.
Les plaignants ont expliqué aux enquêteurs que M.R. proposait un service complet incluant la prise de rendez-vous consulaire, la constitution du dossier et l'achat du billet d'avion. Elle fixait le prix de cette prestation à 80 millions de centimes. Les paiements se faisaient en espèces, directement remis à la jeune femme, sans aucun document écrit attestant des transactions, rapporte Ennahar ce jeudi 14 mai 2026.
Le cas de la victime de Tipaza
Parmi les personnes flouées figure Z.A., un homme originaire de la wilaya de Tipaza. Lors de l'audience au tribunal correctionnel de Chéraga, il a livré un témoignage détaillé. Il a déclaré avoir versé à M.R. la somme de 80 millions de centimes, montant correspondant au tarif annoncé pour l'obtention d'un visa pour l'Espagne et l'achat d'un billet d'avion.
Après avoir encaissé l'argent, M.R. a cessé de répondre à ses appels. Elle n'a fourni aucun document, ni visa, ni billet d'avion. Z.A. a alors considéré avoir été victime d'une escroquerie et s'est rendu au commissariat pour déposer plainte. D'autres citoyens ont suivi la même démarche, rapportant des faits similaires.
L'absence de la prévenue à l'audience
L'action publique a été déclenchée après le dépôt de plusieurs plaintes auprès des services de la sûreté nationale. Les investigations ont permis d'identifier la suspecte et de rassembler les éléments constitutifs de l'infraction. Le parquet près le tribunal de Chéraga a ordonné la comparution de M.R. selon la procédure de citation directe devant la chambre correctionnelle.
Le jour de l'audience, la prévenue ne s'est pas présentée. Le tribunal a constaté son absence et a estimé qu'elle avait été régulièrement informée des charges retenues contre elle. Le représentant du ministère public a alors requis une peine de trois années d'emprisonnement ferme. L'affaire a été mise en délibéré à l'issue des débats.
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Le tribunal correctionnel de Chéraga a reconnu M.R. coupable des faits d'escroquerie visés par la prévention. La juridiction a prononcé une condamnation à deux années d'emprisonnement ferme. La peine est assortie d'une amende pénale de cent mille dinars algériens.
