Rendez-vous visa Schengen : il collectait les dossiers via Telegram, un suspect arrêté

Un homme soupçonné d’avoir collecté illégalement les données personnelles de citoyens pour réserver des rendez-vous visa Schengen a été arrêté à Annaba. L’homme a été arrêté et poursuivis pour plusieurs chefs d'inculpation. 

Les difficultés d’accès aux rendez-vous visa Schengen continuent d’alimenter un marché parallèle de plus en plus dangereux. À Annaba, la brigade de lutte contre la cybercriminalité a annoncé l’arrestation d’un individu soupçonné d’avoir collecté, sans autorisation, des données personnelles appartenant à des citoyens afin de leur réserver des créneaux de dépôt de demandes de visa.

Selon les éléments communiqués par les services de sécurité, le mis en cause aurait reçu les dossiers de demandeurs via l’application Telegram. Ces documents auraient ensuite été utilisés pour accéder, de manière frauduleuse, aux plateformes électroniques dédiées à la réservation de rendez-vous visa Schengen. L’activité, présentée comme un service d’intermédiation, aurait été rémunérée par les personnes intéressées, notamment via l’application BaridiMob.

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Rendez-vous visa Schengen : une collecte de données sans autorisation

Le cœur de l’affaire porte sur la collecte de données personnelles sans consentement légal ni autorisation. Pour réserver un rendez-vous visa Schengen, les demandeurs doivent généralement transmettre plusieurs informations sensibles : identité, coordonnées, numéro de passeport, documents administratifs et parfois des éléments liés à leur situation professionnelle ou financière.

Entre les mains d’un intermédiaire non agréé, ces données peuvent devenir un véritable risque pour les citoyens. Elles peuvent être conservées, réutilisées, revendues ou exploitées pour d’autres démarches sans que les personnes concernées ne gardent le contrôle sur leurs informations.

Dans ce dossier, le suspect est poursuivi pour plusieurs faits présumés, dont l’accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données, la collecte illégale de données à caractère personnel, l’usurpation de profession, le faux, ainsi que des infractions liées à la législation sur les changes et les mouvements de capitaux.

Telegram, BaridiMob et plateformes consulaires : le mode opératoire

D’après les informations rapportées par Ennahar, l’individu arrêté aurait utilisé Telegram pour recevoir les dossiers de citoyens cherchant à obtenir un rendez-vous visa Schengen. Cette messagerie, souvent utilisée pour des échanges rapides et discrets, aurait servi de canal principal pour collecter les documents et communiquer avec les demandeurs.

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Le paiement des prestations aurait été effectué via BaridiMob. Une partie des revenus générés aurait ensuite été convertie en monnaie numérique interdite, selon les mêmes éléments. Donc, il ne s’agit pas seulement d’un dossier lié aux visas, mais aussi d’une activité soupçonnée d’avoir contourné les règles encadrant les transactions et les mouvements de capitaux.

Les enquêteurs évoquent également un accès frauduleux aux plateformes électroniques de réservation. Ce point est particulièrement sensible, car les systèmes de prise de rendez-vous sont régulièrement critiqués par les demandeurs de visa pour leur saturation, la rareté des créneaux et la prolifération d’intermédiaires promettant des rendez-vous rapides contre paiement.


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