Deux immigrés établis à Marseille risquent la peine de mort en Algérie

Deux immigrés établis à Marseille sont au cœur d’un lourd dossier judiciaire en Algérie. Dimanche 24 mai 2026, le parquet près la cour criminelle d’Annaba a requis la peine de mort contre trois accusés soupçonnés d’appartenir à un réseau international de trafic de cocaïne.

L’affaire remonte à l’été 2025. Selon les éléments présentés devant la justice, les services de sécurité de la wilaya d’Annaba ont été alertés sur l’activité présumée d’un groupe organisé, actif dans l’introduction et la vente de drogues dures, notamment la cocaïne, dans l’Est algérien.

Deux immigrés établis à Marseille cités dans le dossier

Parmi les mis en cause figurent deux immigrés installés à Marseille, âgés entre 35 et 40 ans. Les enquêteurs soupçonnent leur implication dans une organisation criminelle transfrontalière, avec des ramifications entre la France et l’Algérie.

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Les suspects auraient été placés sous surveillance dès leur arrivée à Annaba, via l’aéroport de la ville. L’enquête a connu un rebondissement après l’arrestation d’un premier suspect dans le quartier de Cassio, à Annaba. Il aurait été interpellé en possession d’un sac contenant environ 300 grammes de cocaïne ainsi qu’une quantité d’ecstasy. Cette saisie a permis aux services de sécurité d’identifier d’autres membres présumés du réseau, dont un ancien militaire reconverti dans le transport informel.

Un suspect présenté comme le “baron” du réseau

L’un des immigrés établis à Marseille est présenté dans le dossier comme le principal suspect. Entrepreneur dans le bâtiment en France, il est soupçonné d’être le “baron” du réseau et le cerveau présumé de l’introduction de la cocaïne en Algérie.

Selon les investigations, il aurait pris la fuite vers Marseille en passant par la frontière tunisienne après avoir appris l’arrestation d’un membre du groupe à Annaba. Les enquêteurs affirment que la drogue saisie aurait été remise à des relais locaux pour être écoulée dans la ville et ses environs. Les analyses des téléphones et des échanges sur Facebook et WhatsApp auraient également mis en évidence des contacts entre les différents suspects avant et après les interpellations.

Un dossier sensible devant la justice algérienne

Devant la cour criminelle d’Annaba, les accusés ont tenté de nier les faits qui leur sont reprochés. Certains auraient affirmé être des victimes du suspect en fuite, plutôt que des membres actifs du réseau. Cependant, le représentant du ministère public a requis, la peine de mort les trois individus soupçonnés d’appartenir au réseau international.

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À ce stade, il s’agit d’un réquisitoire du parquet, et non d’une condamnation définitive. La cour devra déterminer le rôle exact de chaque accusé, sur la base des saisies, des déclarations et des éléments numériques versés au dossier.

 


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