Un voyageur a été arrêté à l'aéroport international d'Alger alors qu'il s'apprêtait à prendre un vol à destination de la France avec un faux visa Schengen. Le contrôle des documents de voyage par les agents de la Police aux frontières a révélé la falsification, entraînant une interpellation immédiate. L'affaire a été examinée ce mardi 26 mai 2026 par le tribunal de Dar El Beida.
Le voyageur s’est présenté aux guichets de contrôle de la Police aux frontières de l’aéroport d’Alger avec un passeport sur lequel était apposé un visa Schengen. Les agents, formés à la détection des documents frauduleux, ont rapidement identifié des anomalies sur le visa présenté. L’examen approfondi du document a confirmé qu’il s’agissait d’un faux, entraînant l’arrestation immédiate du passager.
L’homme pensait disposer d’un visa authentique lui permettant de se rendre légalement sur le territoire français. Il avait acheté un billet d’avion et s’était rendu à l’aéroport avec la conviction que son voyage se déroulerait sans encombre. La découverte de la falsification par les éléments de la PAF a mis fin à son projet de départ, rapporte Ennahar.
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Le recours à un intermédiaire pour obtenir le visa Schengen
Entendu par la cour de Dar El Beida, le voyageur a expliqué qu’il avait chargé un intermédiaire de lui obtenir le visa Schengen pour la France. Il lui avait remis son passeport ainsi que plusieurs documents administratifs nécessaires à la constitution du dossier. Pour cette prestation, le client affirme avoir payé une somme de 14 000 dinars algériens.
Selon la même source, les deux hommes avaient convenu d’un second rendez-vous au cours duquel l’intermédiaire a restitué le passeport au voyageur. Le document comportait alors un visa Schengen qui devait permettre l’embarquement vers l’Hexagone. Le voyageur, confiant, n’a pas soupçonné la falsification avant de se présenter aux contrôles aéroportuaires.
La version de l’intermédiaire devant le tribunal
L’intermédiaire, également poursuivi dans ce dossier, a été entendu par le tribunal. Il a nié toute implication dans la falsification du visa Schengen. Sa déclaration devant la cour contredit directement la version du voyageur. Il affirme n’avoir rencontré le client qu’à une seule reprise, lors d’un rendez-vous où ce dernier souhaitait simplement se renseigner sur les démarches d’obtention d’un visa.
L’homme a catégoriquement rejeté les accusations de faux et usage de faux portées contre lui. Il maintient qu’il n’a joué aucun rôle dans l’apposition du document frauduleux sur le passeport du voyageur. Les deux versions divergentes ont été présentées aux juges lors de l’audience.
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Les peines requises par le parquet
Le procureur de la République près le tribunal de Dar El Beida a requis une peine identique pour les deux mis en cause. Il a demandé trois ans de prison ferme à l’encontre du voyageur et de l’intermédiaire. Une amende de 200 000 dinars algériens a également été requise contre chacun des deux hommes.
Les prévenus sont poursuivis pour les chefs d’accusation de faux et usage de faux. L’affaire a été examinée par le tribunal de Dar El Beida ce mardi 26 mai 2026. Les deux hommes encourent une peine de trois ans de prison ferme et une amende de 200 000 dinars algériens chacun, conformément aux réquisitions du procureur de la République.
