Pateras depuis l’Algérie : les Baléares enregistrent une hausse de 24,5 %

Les pateras depuis l’Algérie vers les îles Baléares ont connu une nette progression en 2025. Selon les données du ministère espagnol de l’Intérieur reprises par InfoMigrants, 7 321 personnes sont arrivées dans l’archipel à bord de 401 embarcations parties d’Algérie, soit une hausse de 24,5 % par rapport à 2024. 

Cette route maritime, longtemps moins exposée que celle des Canaries, s’impose désormais comme l’un des axes migratoires les plus surveillés entre l’Afrique du Nord et l’Espagne.

Pateras depuis l’Algérie : une route maritime sous pression

Les chiffres de 2025 confirment une tendance lourde. Les Baléares ont enregistré un niveau record d’arrivées par mer, porté principalement par la route algérienne. Les embarcations concernées rejoignent surtout Majorque, Formentera, Ibiza et, plus rarement, Minorque.

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D’après Cadena SER, la répartition des arrivées en 2025 montre le poids de cette pression migratoire sur plusieurs îles : 4 029 personnes sont arrivées à Majorque, 2 683 à Formentera, 482 à Ibiza et 11 à Minorque. Ces données illustrent une concentration forte sur certains points d’entrée, notamment les îles les plus proches des trajectoires suivies par les embarcations.

La hausse ne concerne pas seulement le nombre de personnes. Le nombre d’embarcations a lui aussi progressé, avec 401 pateras recensées en 2025, soit près de 15 % de plus qu’en 2024, selon les chiffres attribués au ministère espagnol de l’Intérieur.

Les Baléares face à une pression humanitaire et sécuritaire

Cette progression place les autorités espagnoles sous pression. Chaque arrivée mobilise la Guardia Civil, les services de secours maritime, la délégation du gouvernement et les dispositifs d’accueil. Les opérations se multiplient, parfois sur des périodes très courtes.

Fin mai 2026, par exemple, 237 migrants ont été interceptés aux Baléares entre le vendredi matin et le dimanche 31 mai, selon Cadena SER. Depuis le début de l’année 2026, l’archipel comptait déjà 1 999 arrivées à bord de 104 pateras, d’après les données de la délégation du gouvernement et du ministère de l’Intérieur.

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Ces chiffres montrent que la dynamique ne s’est pas arrêtée avec la fin de l’année 2025. La route reste active, avec des départs réguliers depuis les côtes algériennes, dans des conditions souvent dangereuses. Les traversées se font à bord d’embarcations légères, exposées aux pannes, aux changements météo et aux longues heures en mer.

Une route migratoire désormais bien identifiée par Madrid

La progression des pateras depuis l’Algérie vers les Baléares s’inscrit dans une recomposition des routes migratoires en Méditerranée occidentale. L’archipel espagnol, longtemps moins exposé que les Canaries ou la côte andalouse, occupe désormais une place plus visible dans les statistiques du ministère espagnol de l’Intérieur.

Cette évolution oblige les autorités espagnoles à adapter leur dispositif de surveillance et de prise en charge. À chaque interception, la Guardia Civil, Salvamento Marítimo, les services sanitaires et la délégation du gouvernement sont mobilisés pour identifier les personnes arrivées, organiser les premiers contrôles et orienter les cas relevant de procédures spécifiques, notamment lorsqu’il s’agit de mineurs.

La route algérienne vers les Baléares reste également suivie en raison de son niveau de risque. 1 037 personnes ont été portées disparues ou sont mortes en 2025 sur cet axe maritime, dans 121 événements recensés. Ces données placent cette route parmi les itinéraires les plus surveillés de la Méditerranée occidentale.

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