Algérie : comment un faux-colonel a escroqué ses victimes avec des promesses de voitures importées

Un homme a été présenté devant la justice algérienne, accusé d'avoir escroqué plusieurs citoyens en se faisant passer pour un colonel de l'armée et d'autres fonctionnaires. Les victimes lui ont remis des sommes importantes dans l'espoir d'obtenir des voitures importées ou de régulariser leur situation administrative.

Selon le dossier judiciaire, le suspect, identifié comme Q.M., a usurpé les identités de plusieurs fonctionnaires de l’État, dont un colonel de l'armée algérienne, un président de la cour suprême et un cadre des services des douanes. Il contactait ses victimes en leur promettant de régler des affaires en suspens devant la justice ou de leur fournir des véhicules importés.

Une des victimes a déclaré devant le tribunal que le suspect l’avait approchée en se présentant comme colonel de l’armée et lui avait promis une voiture de type Kongo en échange d’une somme d’argent. Après le paiement, le suspect a disparu sans laisser de trace. D’autres victimes ont transmis des demandes écrites à la justice, détaillant les sommes versées et les promesses non tenues.

Faits-divers Mariage refusé en France : un couple franco-algérien se marie en Algérie

Les montants et le préjudice subi

Le préjudice financier total s’élève à plus de 4 millions de dinars algériens, déposés dans le compte postal de l’accusé. Les victimes viennent de différentes communes de Cheraga, ce qui montre l’ampleur géographique de l’escroquerie.

Lors de l’audience devant le tribunal de Cheraga, plusieurs victimes ont fourni des preuves de virement et des reçus, confirmant la remise des fonds à l’accusé. Les montants variaient selon les cas, certains dépassant 500 000 dinars, et les sommes servaient à garantir les promesses de voitures importées ou de régularisation de dossiers judiciaires.

La défense et les déclarations de l’accusé

Face aux accusations, Q.M. a nié avoir commis un acte de fraude. Il a expliqué que les fonds reçus servaient à couvrir les dépenses liées à la santé de son fils. L’accusé a demandé à la cour de tenir compte de ses circonstances personnelles et de faire preuve de clémence.

Ses déclarations ont été confrontées aux preuves documentées et témoignages des victimes, montrant que les transferts d’argent étaient effectués en échange de promesses non tenues. L’accusé n’a fourni aucun document attestant de la restitution des fonds ou de l’accomplissement des engagements promis.

Faits-divers Aéroport d'Alger : un avion présidentiel fait un arrêt technique

Le procureur de la République a requis contre le faux-colonel une peine de 12 ans de prison ferme et une amende de 1 million de dinars algériens. Le tribunal a pris note de ces réquisitions et a fixé une audience ultérieure pour le prononcé du jugement.


Vous aimez cet article ? Partagez !