Taux de change en Algérie : ce que recommande le FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) estime que l'Algérie doit faire évoluer sa politique de change afin de renforcer la résilience de son économie. Dans les conclusions de sa mission de consultation au titre de l'article IV, publiées le 6 juillet 2026, l'institution appelle notamment à une plus grande flexibilité du taux de change en Algérie et à un meilleur fonctionnement du marché officiel des devises.

Selon les experts du FMI, le renforcement de la résilience macroéconomique passe par un meilleur équilibre entre les politiques budgétaire, monétaire et de change. Dans cette optique, l'institution recommande « une plus grande flexibilité du taux de change » afin d'améliorer la capacité de l'économie algérienne à absorber les chocs extérieurs, notamment ceux liés à la volatilité des prix des hydrocarbures.

Cette recommandation intervient alors que la croissance du PIB devrait atteindre 3,8 % en 2026, après une estimation de 3,9 % en 2025. Malgré ces perspectives favorables, le FMI souligne que les marges de manœuvre budgétaires se réduisent et que les réserves de change ont reculé sous l'effet de la hausse des importations et du recul des exportations d'hydrocarbures.

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Le marché parallèle des devises reste une préoccupation

Le rapport du FMI met également en lumière la persistance d'un écart important entre le taux de change officiel et celui pratiqué sur le marché parallèle. Malgré les mesures adoptées par la Banque d'Algérie, « la prime de change du marché parallèle est restée élevée », indique la mission du FMI.

Pour remédier à cette situation, l'institution recommande de poursuivre les réformes destinées à améliorer le fonctionnement du marché formel des devises. Un marché officiel plus fluide permettrait de renforcer la confiance des opérateurs économiques et de soutenir les investissements du secteur privé.

Préserver les réserves de change et maîtriser l'inflation

Le FMI estime que la politique de change doit s'accompagner d'une consolidation des finances publiques et d'une politique monétaire davantage orientée vers la stabilité des prix. Il recommande notamment d'éviter le recours au financement monétaire de l'État et de resserrer la politique monétaire si l'inflation continue de progresser.

En 2025, le déficit budgétaire s'est établi à 10,5 % du PIB, tandis que la dette publique a atteint 52,1 % du PIB. Pour le FMI, une meilleure gestion des finances publiques et une plus grande flexibilité du taux de change contribueraient à préserver les réserves internationales et à limiter les déséquilibres extérieurs.

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Si le rebond attendu des prix des hydrocarbures devrait améliorer temporairement les recettes d'exportation en 2026, le Fonds insiste sur la nécessité de poursuivre les réformes économiques afin de réduire la dépendance aux revenus pétroliers et de favoriser une croissance durable portée par le secteur privé. Une évolution progressive du taux de change en Algérie figure ainsi parmi les principaux leviers identifiés pour renforcer la stabilité économique du pays.


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