Les Algériens sont de moins en moins nombreux à apparaître parmi les principales nationalités bénéficiaires de titres de séjour dans l’Union européenne. Les dernières données publiées par Eurostat montrent en effet un écart qui se creuse avec le Maroc et, dans une moindre mesure, avec la Tunisie.
En 2025, 56 298 Algériens ont obtenu un premier titre de séjour dans un pays de l’Union européenne. Un chiffre qui place l’Algérie à la 22ᵉ position du classement des nationalités ayant obtenu le plus de nouveaux titres de séjour durant l’année. Ce résultat peut surprendre, surtout lorsqu’il est comparé à celui des deux autres pays du Maghreb.
Les Tunisiens passent devant les Algériens
Avec 60 453 premiers titres de séjour délivrés en 2025, les Tunisiens devancent les Algériens dans le classement européen. L’écart reste limité, mais il marque un changement intéressant dans les flux migratoires légaux en provenance du Maghreb.
La différence est beaucoup plus nette avec le Maroc. Selon Eurostat, 202 100 ressortissants marocains ont obtenu un premier titre de séjour dans l’Union européenne au cours de la même année. Autrement dit, le nombre de nouveaux titres accordés aux Marocains représente près de quatre fois celui enregistré pour les Algériens.
Le Maroc se retrouve ainsi dans le trio de tête, derrière les Ukrainiens et les Indiens. Les Ukrainiens comptabilisent 335 100 premiers titres, contre 227 600 pour les Indiens.
Pourquoi les Algériens obtiennent-ils un titre de séjour ?
Les statistiquess de l'Eurostat permettent également de voir ce qui pousse les ressortissants algériens à s’installer légalement en Europe. Le motif familial arrive en tête. En 2025, 22 717 titres de séjour ont été délivrés à des Algériens pour cette raison.
Les études occupent également une place importante. 14 236 premiers titres ont été accordés dans ce cadre. Cette donnée confirme le poids des parcours universitaires dans la mobilité des Algériens vers les pays européens. Enfin, 7 147 titres correspondent à d’autres motifs.
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Ces chiffres donnent une image plus précise des profils concernés. L’immigration algérienne vers l’Europe ne repose donc pas sur une seule dynamique, mais sur plusieurs facteurs, allant de la famille aux études.
Une immigration légale en hausse en Europe
Le recul relatif des Algériens intervient dans un contexte assez particulier. À l’échelle de l’Union européenne, le nombre de premiers titres de séjour est en hausse. Les pays membres ont délivré 3,9 millions de premiers titres de séjour à des ressortissants de pays tiers en 2025, soit 355 350 de plus qu’en 2024. La progression atteint ainsi 10,1 % en un an.
Le travail représente le principal motif. Il est à l’origine d’environ 1,3 million de titres, soit 33,6 % du total. Viennent ensuite les motifs familiaux, avec 28,1 %, puis la protection internationale et les études. Le constat est donc assez clair : l’Europe continue d’accueillir davantage de ressortissants étrangers, mais les Algériens ne profitent pas de cette progression au même rythme que certaines autres nationalités.
Les Algériens restent néanmoins nombreux en Europe
Le classement ne signifie évidemment pas que la présence algérienne en Europe diminue de manière générale. Avec plus de 56 000 premiers titres de séjour accordés en 2025, les Algériens restent une communauté importante dans les flux d’immigration légale vers l’Union européenne.
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Mais la comparaison avec le Maroc et la Tunisie révèle une évolution des équilibres. Alors que les Marocains occupent désormais une place particulièrement importante dans les nouvelles arrivées légales, les Algériens se retrouvent à la 22ᵉ place.
À la fin de 2025, 27,8 millions de ressortissants de pays extérieurs à l’Union européenne détenaient un titre de séjour valide dans les pays membres. Les chiffres d’Eurostat permettent ainsi de mesurer une tendance de fond : l’immigration légale vers l’Europe continue de progresser, mais les nationalités qui profitent le plus de cette dynamique évoluent.
