Les éleveurs imputent la récente flambée des prix des viandes rouges aux intermédiaires de la filière. Désignés comme responsables de cette hausse par le ministre du Commerce, Kamel Rezig, ils rejettent cette accusation et pointent du doigt les intermédiaires. 

En effet, la Fédération nationale des éleveurs, répondant aux dernières déclarations du ministre du Commerce, Kamel Rezig, soutient que la flambée des prix des viandes rouges durant ce Ramadan est causée principalement par les vendeurs intermédiaires. Pour rappel, Kamel Rezig avait accusé, au début de cette semaine, les éleveurs de ne pas tenir leur promesse, celle de mettre à la disposition des ménages de la viande rouge à 800 dinars le kilogramme.

En réponse, Djilali Azzaoui, membre de la Fédération nationale des éleveurs, a donc rejeté toute responsabilité et a critiqué les nombreux vendeurs intermédiaires et vendeurs de détail qu'il accuse d'être derrière cette flambée. Il leur reproche de vouloir glaner le maximum de gains durant ce mois de Ramadan, qui intervient en pleine crise sanitaire.

En outre, la Fédération nationale des éleveurs a expliqué que la décision d'interdiction des marchés aux bestiaux, prise afin de lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, a également contribué à cette instabilité et hausse des prix des viandes rouges.

La même organisation assure, dans ce cadre, que les quantités de viande mises sur le marche sont suffisantes et répondent à la demande. Chose qui est, selon elle, facilement vérifiable sur les étals des boucheries. La fédération déclare, pour conclure, qu'elle a rempli son rôle, assurant encore que les prix ne dépendent pas des éleveurs.

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