Le marché pétrolier a renoué, cette semaine, avec sa tendance baissière. Ce mardi 14 juillet, les prix du pétrole ont encore chuté face aux craintes sur la demande, à cause de l’accélération de la propagation de coronavirus, ainsi qu'à offre qui devrait augmenter en août. Ainsi, les cours du Brent ont chuté pour atteindre 42,04 $ le baril, tandis que le brut américain, qui était à 39,72 $ le baril, a baissé de 11 cents, soit 0,3%.

Les prix du pétrole amorcent une nouvelle tendance baissière. Le baril du Brent se replie de 1% et celui de WTI de 2%. Une chute due à deux facteurs essentiels. Il s'agit, selon Louise Dickson, analyste de Rystad Energy, de « l'offre des membres de l'Opep+ (qui) devrait augmenter à partir du mois d'août » et du « nombre de cas de Covid-19 aux États-Unis et dans d'autres pays (qui) interroge sur le rythme de la reprise de la demande mondiale ».

Réunion importante de l'OPEP

Les treize membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix partenaires, rassemblés sous l'OPEP+, se retrouveront dans la semaine par webcams interposées pour évaluer, comme il est prévu chaque mois, « les conditions du marché de l'énergie, les niveaux de production et de conformité » à l'accord en vigueur, selon le cartel. Une réunion primordiale pour le marché pétrolier qui se retrouve menacé par l'augmentation vertigineuse des chiffres de contaminations aux Etats-Unis, premier consommateur d'or noir.

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Il faut dire que les prévisions pessimistes sur la relance économique ont eu un impact négatif sur les prix du pétrole. Les espoirs d’une reprise économique, qui ont boosté au départ les prix du pétrole, semblent s’estomper. Une reprise qui n’aura pas lieu de sitôt, surtout que l’Organisation mondiale de la santé a signalé un rebond record d’infections à l’échelle mondiale ces derniers jours.

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