Le ministre des Finances, Aymane Benabderrahmane, a commenté la chute de la valeur du dinar algérien dans les cotations officielles. Il a affirmé, dans une interview parue au journal Echorouk ce samedi 25 juillet, que seule une économie forte pouvait juguler la chute de la valeur du dinar.

Le ministre des Finances reconnaît ainsi qu'à court terme, la chute de la valeur du dinar devient une fatalité. Il ne remet en cause en aucun cas le choix du gouvernement de déprécier la valeur du dinar dans le circuit officiel, étant donné que cette dernière est fixée par décision politique.

En effet, les autorités financières procèdent au fur et à mesure à l’ajustement de la valeur du dinar pour faire face à la conjoncture et diminuer l’impact du déficit de la balance de paiement. Cette dépréciation est le résultat du recul drastique de la liquidité bancaire et surtout de la baisse des revenus de la devise de l’Algérie qui devraient à peine dépasser les 20 milliards de dollars cette année, alors que le déficit de la balance de paiement continue de se creuser.

Seule une économie forte garantit un dinar fort

Ainsi, le ministre des Finances affirme que pour renforcer la valeur de la monnaie nationale, "la solution réside dans le renforcement de l'économie". Il dit que "lorsque nous pourrons établir une économie compétitive forte, la monnaie nationale deviendra automatiquement forte".

Aymane Benabderrahmane est catégorique : "Il n'y a pas de solution à cette situation si ce n'est de travailler sur le front du renforcement de l'économie", a-t-il indiqué. Le ministre rejette les autres options proposées par certains économistes. Il affirme que "ni le changement de monnaie, ni les autres solutions de replâtrage ne sont envisageables". Il conclut que "la valeur réelle de la monnaie nationale réside dans la force de l'économie du pays".

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