Le ministre des Finances, Aymane Benabderrahmane, a réaffirmé la volonté de l'Etat de lutter contre le marché noir des devises. il a indiqué, dans une déclaration au journal Echorouk, jeudi 23 juillet, que ce marché était appelé à disparaître et que le gouvernement était décidé à mettre fin au change parallèle.

En effet, Aymane Benabderahmane a déclaré au média arabophone que “le marché parallèle des changes (devises) est appelé à disparaître et que le gouvernement travaille actuellement à des mesures allant dans ce sens”. Cette déclaration, qui vient appuyer celle de Abdelmadjid Tebboune sur le marché informel des devises, reste cependant difficile à appliquer.
Le ministre compte sur l'ouverture des bureaux de change officiel pour éradiquer le circuit informel.

Une décision prise au mois de mars dernier avec la Banque d’Algérie qui a décidé d’ouvrir le marché de change à d’autres opérateurs. Cette dernière a décidé d'établir un marché des changes interbancaires, ce qui permettra aux banques et institutions financières d’intervenir sur ce marché, dans le cadre d’un appareil décentralisé, sous la tutelle de la Banque d’Algérie.

Ainsi, l’État va mettre en place un marché animé de la devise, avec des règles claires et justes. Si ce marché arrive à mobiliser de la devise et à redonner de l’élan à la monnaie nationale, le marché parallèle pourra alors disparaître de lui-même.

Décision difficile à mettre en oeuvre

Cependant, dans la réalité, comme en 2016, l'ouverture des bureaux de change officiel reste un vœu pieux. Six mois après son lancement, aucun bureau de change n'est ouvert. Ce qui révèle les difficultés à mettre en place ces établissements de change.

En plus de cela, pour éradiquer le marché noir des devises, une confiance doit s'établir entre les opérateurs économiques et la politique économique du pays. Or, en cette conjoncture marquée par la crise économique et le flou sur le plan politique, il est difficile d'envisager la disparition du marché noir. Ce dernier prend en charge la demande à laquelle le marché officiel ne répond pas.

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