Les prix de l'immobilier en Algérie se sont effondrés depuis le début de l'année à cause de plusieurs facteurs. C'est ce qu'a indiqué ce dimanche 26 juillet Noureddine Manasri, président de la Fédération nationale des agences immobilières (FNAI), au journal Echorouk.

En effet, Noureddine Manasri a révélé que les prix de l'immobilier avaient connu une forte baisse ces derniers mois. Cette baisse a affecté tout le marché immobilier à travers l'ensemble du territoire national. Ainsi, selon une étude menée par la FNAI, le prix d'un logement F3 (référence de l'immobilier en Algérie) peut aller de 600 millions de centimes dans certaines wilayas à 1,7 milliard de centimes dans des quartiers de la capitale. Les prix peuvent atteindre, par ailleurs, 2,3 milliards de centimes dans les quartiers luxueux d'Alger.

Ainsi, après une flambée pendant une dizaines d'années, due surtout à la spéculation et au blanchiment d'argent dans le secteur par les oligarques, les prix de l'immobilier enregistrent un ralentissement. Les raisons sont, selon Noureddine Manasri, multiples. Ce dernier cite essentiellement la paralysie du secteur, causée principalement par la pandémie du nouveau coronavirus. En outre, les observateurs indiquent que le secteur est fragilisé par la morosité économique et les multiples programmes publics de l'habitat.

Concernant l'avenir du prix de l'immobilier, Noureddine Manasri déclare qu'il est « difficile d'anticiper le marché ». Le premier responsable de la FNAI souligne que les prix de l'immobilier sont liés à plusieurs variables que le marché peut observer à tout moment. Il s'agit, entre autres, de la possibilité de lancer de nouveaux projets et formules de logement et de la relance de l'activité économique, qui peut induire une remontée des prix de l'immobilier.

Lire aussi : Algérie : La diaspora bénéficie d’un nouveau quota de logements promotionnels