Le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, Chems-Eddine Chitour, a précisé, jeudi 13 août, qu'il y avait énormément à faire dans le secteur des transports, qui, à lui seul, consomme 40% de l'énergie produite. Ainsi, le ministre encourage l'interdiction de véhicules consommant beaucoup de carburant. 

Chems-Eddine Chitour a révélé, lors d'une rencontre avec le mouvement associatif, tenue jeudi 13 août au siège du ministère, que l'Algérie importait environ deux millions de tonnes de carburants pour les besoins du transport. Cette dépense coûte à la caisse de l'Etat, selon le même responsable, deux milliards de dollars.

Ainsi, le ministre suggère l'interdiction des voitures consommant beaucoup de carburant. Il explique, à ce propos, que l'Algérien consomme en moyenne 7 litres de carburant pour 100 km, contre 5 litres pour 100 km en Europe. Le ministre a fait remarquer que l'interdiction des véhicules consommant beaucoup de carburant permettra d'économiser deux milliards de dollars et 20% de carburants.

Dans ce contexte, Chems-Eddine Chitour fait savoir que l'Algérie a pour ambition de faire la conversion de 200 000 voitures au GPL. Cela, explique-t-il, peut économiser 200 000 tonnes d’essence.

La transition énergétique en Algérie se fera en l'espace de 10 ans

Par ailleurs, le ministre de la Transition énergétique a déclaré que l'Algérie réussirait sa transition énergétique en l'espace de dix ans. Le ministre a révélé que le gouvernement comptait sur « le rôle incontournable » des associations qui ont la responsabilité d'expliquer aux citoyens les grands enjeux de la transition énergétique et du développement durable.

Pour le ministre des Energies renouvelables, afin de mettre un terme au gaspillage des énergies et réussir la transition énergétique, il faut « y aller ensemble à pas mesuré », pour offrir un niveau de vie « digne » aux 55 millions d'habitants d'ici 2030.

Lire aussi : Un groupe mondial suisse-allemand veut faire de l’Algérie un leader de l’énergie solaire