Les conséquences de la pandémie de coronavirus sont désastreuses sur le secteur du tourisme en Algérie. Cette filière est l’une des plus touchées par la crise sanitaire. Les agences de voyages et de tourisme (ATV) sont toujours dans le rouge, bien qu'elles aient été autorisées à reprendre le service. Les voyagistes interpellent les pouvoirs publics pour sauver la filière, notamment par l'ouverture des frontières. Ils ont affirmé au journal Liberté paru ce mardi 1er septembre, que sans de cette décision, le secteur ferait faillite.

Ainsi, ce secteur est au bord de la faillite. Les 3 500 agences de voyages que compte l’Algérie ont cessé leurs activités pendant plusieurs mois. Plus de 150 000 travailleurs du secteur risquent le licenciement. Les responsables des agences de voyages et du tourisme ont tiré la sonnette d'alarme à plusieurs reprises. Ils estiment que les pouvoirs publics n'ont pas pris en considération leurs doléances. “Ils nous ont promis des aides, mais jusqu’à présent, nous n’avons rien vu venir", déplorent-ils.

Le président du Syndicat national des agences de voyages (Snav), Bachir Djeribi, assure que “la situation devient intenable”. Il appelle à “une intervention urgente des pouvoirs publics pour atténuer, un tant soit peu, ce sinistre causé par la Covid-19”.

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Quant à Sofiane Benali, patron de l’agence SOS Travel de Hydra, à Alger, il affirme : “Nous avons beaucoup de charges en plus des salaires, alors que nous n’avons pas fait rentrer un seul centime depuis mars dernier. Il est vrai que nous avons puisé dans nos économies, mais c’est loin d’être évident, surtout que ça dure dans le temps et que nous ne disposons d’aucune visibilité quant à une éventuelle reprise imminente de l’activité”.

Il ajoute que “malgré toutes les promesses, l’aide n’arrive toujours pas. C’est une question de survie, mais c’est également une question de dignité. Nous sommes un maillon important dans la chaîne touristique et nous méritons une place respectable en tant que partenaire incontournable qui contribue fortement à la relance de notre économie.”

Seule l'ouverture des frontières peut sauver le secteur

Ce constat amer, conjugué à la faiblesse du tourisme local, a poussé les voyagistes à interpeller les pouvoirs publics pour l'ouverture des frontières. Ils estiment que c'est la seule solution pour sauver ce qui peut encore être sauvé.

Pour Ali Yahi, patron de l’agence Bicha Voyages de Bab El-Oued,“la réouverture de frontières” est “le seul moyen d’arrêter la saignée”. Il souligne qu'“appeler à faire du tourisme local, alors que les conditions ne sont pas réunies, c’est peine perdue. Nous avons essayé de le faire, et nous ne récoltons que des miettes. Beaucoup d’agences, qui étaient en partenariat avec Bicha Voyages, ont fermé boutique et beaucoup d’autres ont retiré le million de caution déposé au niveau d’Air Algérie pour la billetterie".

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