Le ministre de l’Energie Abdelmadjid Attar a dévoilé, ce lundi 26 octobre, le taux des réserves des hydrocarbures de l'Algérie. Il a souligné la nécessité d'exploiter « avec intelligence » les ressources restantes et de développer les économies d'énergie, pour assurer une bonne transition énergétique.

Invité sur les ondes de la chaîne 3 de la Radio algérienne, le ministre de l’Energie a fait savoir que l’Algérie avait exploité 50% de ses réserves d’énergies depuis 1952. Il rappelle qu'à cette époque, les réserves d’hydrocarbures étaient de 2,5 milliards de mètres cubes de gaz et de 1,7 milliard de tonnes de pétrole.

Par ailleurs, Abdelmadjid Attar a indiqué que les ressources énergétiques, le gaz et le pétrole en particulier, devaient être exploitées « avec intelligence ». Faute de quoi, prévient-il, dans une dizaine d’années, « on va avoir des problèmes ». Il souligne, en outre, que la priorité est réservée aujourd’hui à la consommation intérieure.

Le même responsable a assuré, cependant, que les Algériens n’auraient pas à s’inquiéter pour leur sécurité énergétique, « au moins jusqu’à 2045 ». Sachant que 96% de ces ressources sont réservées à l’exportation sur les marchés étrangers, le ministre souligne, néanmoins, qu'« un beau jour, il va falloir arbitrer ».

Pour préserver ces ressources, le ministre estime qu’il va falloir prendre des « décisions courageuses ». D’abord, explique-t-il, il faut tenter d’augmenter le niveau des réserves, pour ensuite changer leur mode d’exploitation, car actuellement, fait-il remarquer, « on retire trop sans tenir compte du taux de récupération ». Ce qui va assurer à l’Algérie la transition énergétique, pour le ministre, c'est le développement des économies d’énergie.

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