Le dossier relatif à la création de bureaux de change en Algérie sera bientôt remis sur la table. C'est ce qu'a affirmé le président de la commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN), Ahmed Zeghdar, cité par le journal arabophone Echorouk.

Le marché informel de change a toujours constitué un casse-tête en Algérie. Les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays ont tous tenté de l'endiguer, en vain. Il y a quelques années, les autorités avaient lancé le projet de création de bureaux de change pour justement contenir le marché parallèle, mais le projet n'est pas allé au bout.

Les cambistes auxquels des agréments avaient été remis ont refusé de contribuer, arguant que la marge bénéficiaire qui leur était réservée était dérisoire par rapport à ce qu'ils gagnaient en activant illicitement. C'est ainsi que ce projet a été enterré, laissant le champ libre au marché parallèle de fleurir.

Cette situation ne devrait cependant pas durer éternellement. En effet, la commission des finances de l'APN compte saisir le gouvernement sur ce sujet dans les tout prochains jours. Son président, Ahmed Zeghdar a indiqué au journal Echorouk que la commission qu'il préside se préparait pour la réouverture du dossier qu'elle soumettrait au gouverneur de la Banque d'Algérie avant la fin de l'année en cours.

Pour rappel, lors de la présentation du projet de la loi de finances 2021, le ministère des Finances avait affirmé qu'il comptait travailler en étroite collaboration avec la Banque d'Algérie, les services des douanes et le ministère du Commerce, dans l'optique d'en finir avec le marché informel. Une question se pose : les autorités actuelles réussiront-elles là où leurs prédécesseurs ont échoué ?