Les prix du pétrole ont amorcé une hausse considérable. Ce lundi 9 novembre, le cours du Brent (référence pour le pétrole algérien) a dépassé les 42 dollars. Tandis que la référence américaine WTI a passé la barre des 40 dollars. Des niveaux que l'or noir n'a pas atteint depuis plusieurs semaines. L'annonce des laboratoires Pfizer (États-Unis) et BioNTech (Allemagne) d'un vaccin efficace contre le coronavirus y est pour beaucoup.

Les prix du pétrole ont amorcé une forte hausse depuis quelques heures. Ainsi, vers 20 heures de ce mardi 10 novembre (heure algérienne), le baril du Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a augmenté de 7,66 % par rapport à la clôture de dimanche pour atteindre 42,47 dollars. Enregistrant ainsi une hausse de plus de 3 dollars par rapport à la veille (39,45 dollars). Quant à la référence américaine le West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en décembre, elle a gagné 8,67 %, passant à 40,36 dollars, enregistrant ainsi une hausse de 3,24 dollars par rapport à la clôture de dimanche.

Notons que la raison principale de cette hausse des prix est l'annonce faite par les laboratoires Pfizer (États-Unis) et BioNTech (Allemagne) du développement d'un vaccin anti-covid. Selon eux, le vaccin est « efficace à 90 % », après la première analyse intermédiaire de leur essai de phase 3, la dernière avant une demande d'homologation. Ce qui a redonné espoir aux investisseurs. La possible disponibilité d’un vaccin anti-covid signifiera la fin du cauchemar pour l’économie mondiale.

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L'Algérie a besoin d'un baril à plus de 150 dollars

Même si elle fait du bien à l'économie algérienne, cette hausse des prix du baril reste toujours insuffisante pour le pays. En septembre dernier, le site spécialisé Oil Price, citant les projections du Fonds monétaire international (FMI) avait indiqué qu'afin d’équilibrer son budget pour l’année 2020, l’Algérie a besoin que le prix du baril de pétrole remonte à 157,2 dollars.

Des taux qui restent très loin de ce que prévoit la banque d’investissement américaine Goldman Sachs. Cette dernière a annoncé que le coût du baril devrait grimper à 65 dollars au troisième trimestre de l’année 2021. La prévision de l’institution financière se base sur la disponibilité, à partir du printemps prochain, d’un vaccin contre la pandémie de coronavirus, qui a affecté la demande et, par conséquent, les prix de l’or noir.