Le Dr Othmane Othmania, enseignant à la faculté des sciences économiques de l’université Larbi Tebessi, dans la wilaya de Tébessa, s’est exprimé sur l’avenir du monde après la crise de la Covid-19. Comme beaucoup d'experts, il s'attend à de grands de changements dans tous les domaines, notamment dans le secteur économique.

Dans une interview accordée au quotidien arabophone El Khabar, le Dr Othmane Othmania souligne que la pandémie de coronavirus, qui a affecté la vie de milliards d’humains, aura « de nombreuses répercussions sur les aspects de la vie économique, politique, sociale et culturelle ». Il estime qu'un « nouvel ordre mondial est en train de naître de cette crise sanitaire ». Les changements, prédit l’enseignant en économie, affecteront à la fois les Etats et les sociétés.

Le retour au niveau d’avant la pandémie « prendra beaucoup de temps »

Il explique qu’au niveau de certains Etats, il y aura « de grands changements économiques », car selon lui, « certains pays ont mieux affronté la crise que d’autres ». Selon ce spécialiste, nous assisterons au déclin de certaines économies et à la croissance d’autres. Il rappelle que les pays dépendant des exportations de matières premières et de tourisme seront les plus touchés par ces bouleversements. « Au niveau des sociétés, nous allons être témoins d’une hausse significative du taux de chômage, de pauvreté et des inégalités », prédit l'économiste, selon lequel le retour au niveau d’avant la pandémie « prendra beaucoup de temps ».

L’universitaire estime, aussi, que les idéologies dominantes changeront. Le néolibéralisme, dont les partisans ont toujours cru qu'il était la raison du succès des économies des grandes puissances, s'est avéré, selon lui, être la cause de la fragilité des systèmes sociaux et de santé de nombreux pays occidentaux.

Pour lui, les démocraties occidentales, contrairement à la Chine, « ont très mal affronté la pandémie de coronavirus ». Il rappelle, pour appuyer son analyse, que le gouvernement de Pékin a vaincu le virus « dans un délai relativement court et a renoué avec la croissance », faisant la promotion du modèle chinois comme étant « capable de répondre aux préoccupations de son peuple mieux que les systèmes les plus démocratiques du monde ».

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