Le ministre des Transports, Lazhar Hani, s'est exprimé, jeudi 26 novembre, sur la situation financière de la compagnie aérienne Air Algérie. Dans un entretien accordé à l'émission LSA Direct du quotidien Le Soir d'Algérie, il a révélé qu'une grande partie des ressortissants rapatriés n'avaient pas payé leurs billets d'avion.

Les différentes compagnies aériennes du monde font face à une crise financière sans précédent à cause du coronavirus qui les a fortement impactées. Air Algérie n'échappe pas à cette réalité. Si les autres entreprises de navigation aérienne ont vu leurs caisses plus ou moins renflouer grâce aux vols de rapatriement qu'elles ont assurés durant cette période de disette, ce n'est pas le cas d'Air Algérie.

Selon le ministre des Transports, Lazhar Hani, Air Algérie n'a tiré pratiquement aucun bénéfice des opérations de rapatriement qu'elle a assurées. « Air Algérie est tout aussi impactée que les autres compagnies avec toutefois une différence », a-t-il dit lors de son passage, jeudi, dans ladite l'émission. Contrairement à Air Algérie, explique-t-il, les autres compagnies sont payées rubis sur l'ongle par les passagers qu'elles ont transportés dans le cadre du rapatriement. La compagnie nationale, elle, n'a presque rien perçu des passagers évacués en Algérie, assure-t-il.

« Sur une expédition, il y a 20%, 30% de passagers qui ont leurs tickets, les autres ne payent pas leurs billets », précise-t-il encore. Raison pour laquelle, informe le ministre des Transports, la compagnie sera remboursée par l'Etat :« C'est l'Etat qui l'a réquisitionnée et c'est à l'Etat de prendre en charge cette facture ».

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« Air Algérie n'est pas à la hauteur... »

Une facture salée qui s'ajoute à des opérations de rapatriement déjà onéreuses, lesquelles représentent, selon le ministre, 70 milliards de centimes. « On a rapatrié 32 000 personnes et c'est Air Algérie qui l'a fait », a détaillé le même responsable.

Dans un autre registre, Lazhar Hani a durement critiqué la gestion d'Air Algérie : « Air Algérie n'est pas à la hauteur des souhaits de la population. Le problème de la compagnie, c'est qu'elle manque de culture d'entreprise », martèle-t-il, entendant par là l'absence de solidarité entre le personnel et l'entreprise. Pour finir, le premier responsable du secteur des transports en Algérie dira que les choses devront changer à l'avenir, et cela constitue une de ses préoccupations.