Deux syndicats de la compagnie aérienne Air Algérie sont montés au créneau ce samedi 28 novembre, pour réclamer la réouverture des frontières et la reprise des vols. Il s'agit de la section de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et du Syndicat des pilotes de ligne algériens (SPLA) qui, dans un communiqué conjoint, ont tiré la sonnette d'alarme sur la situation de leur entreprise. 

« La situation sanitaire pouvant se maintenir dans le temps, nous pensons qu’il est opportun de se pencher sur une réouverture des frontières avec un protocole sanitaire qui garantirait un contrôle du risque d’importation du virus », insistent les deux syndicats. Ces derniers plaident pour la reprise des vols domestiques qui, estiment-ils, « peut être bénéfique à plus d’un titre » pour Air Algérie. Une compagnie de navigation aérienne qui, faut-il le rappeler, est secouée par une crise financière sans pareille à cause de l'épidémie de coronavirus.

« La situation est grave »

Pour les deux syndicats, la situation est grave. Ils rappellent que l’activité d’Air Algérie s’est limitée, au cours de ces derniers mois, à la « réalisation de quelques vols de rapatriement à perte, charters ainsi que le maintien de l’activité de cargo ». Ils alertent sur « cette situation (qui) est extrêmement préjudiciable pour Air Algérie sur le court terme avec un manque à gagner immédiat et sur le moyen et long terme, avec une possible perte de clientèle ».

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Ils s’inquiètent, d'ailleurs, quant au « devenir de la compagnie devant l’absence de mesures minimales d’accompagnement du pavillon national ». L'UGTA et le SPLA font savoir que « devant cette situation qui ne peut plus durer, tout le personnel d’Air Algérie se trouve dans le désarroi total et s’inquiète profondément sur son devenir notamment devant la persistance des rumeurs allant jusqu’à sa liquidation totale ».

Enfin, les deux représentants des travailleurs de la compagnie nationale aérienne appellent les pouvoirs publics « à réagir en toute urgence et en toute transparence en permettant à la compagnie de reprendre graduellement ses activités à l’instar de ce qui se passe à travers le monde ».