Les travailleurs de l’Entreprise nationale des industries électroménagères (ENIEM) seront à nouveau mis en chômage, et ce, dès ce mardi 1er décembre. L'entreprise observera un arrêt technique d'un mois, a indiqué, lundi 30 novembre, sa direction générale dans une note relayée par Algérie presse service (APS).

L’Entreprise nationale des industries électroménagères (ENIEM), sise dans la wilaya de Tizi Ouzou, en Kabylie, est une nouvelle fois en crise. Elle se voit contrainte de suspendre encore la production en raison de la crise financière et faute d'approvisionnements en matière première. L'entreprise marquera, donc, un arrêt d'un mois à partir de ce mardi 1er décembre. La décision a été entérinée dimanche 29 novembre lors d'une réunion du Conseil d'administration (CA), indique la même source.

Cette décision a été motivée par « la persistance du blocage de la banque pour l'octroi des crédits nécessaires pour le financement des approvisionnements, la rupture des stocks des matières premières entraînant de fait l'arrêt de la production et l'abrogation de la production de l'électroménager à partir de collections CKD », explique la direction de l'entreprise dans son communiqué.

Énième fermeture de l'ENIEM

Par conséquent, les 1 700 travailleurs qu'emploie cette usine seront envoyés en congé technique. Ce départ en congé sera sans conséquence sur leurs revenus, puisque le versement de leurs salaires est maintenu. An effet, selon l'APS, l'entreprise a assuré que « les travailleurs garderont leurs salaires de base augmenté de l'indemnité d'expérience professionnelle ainsi que du maintien des primes et indemnités à caractère familial, telle l'indemnité pour salaire unique (ISU). De même qu'il ne sera pas procédé aux différentes retenues mensuelles (prêt social, produit ENIEM, produit UC) ».

Une décision qui ne peut que soulager les employés qui espèrent cependant une solution définitive à l'impasse que traverse leur entreprise. Il faut dire que l'ENIEM n'arrive pas à sortir la tête de l'eau depuis quelques années déjà. Elle a mis la clé sous la porte à plusieurs reprises pour différentes raisons. Au mois de février dernier, elle a été obligée de suspendre la production à cause de l'approvisionnement en matière première. Il a fallu l'intervention du gouvernement pour débloquer la situation.