Les prix du pétrole continuent avec leur tendance haussière depuis trois jours. Ce jeudi 17 décembre, le cours du Brent (référence pour le pétrole algérien) est côté à 51,67 dollars. Les prix atteignent ainsi leur niveau le plus haut depuis neuf mois.

Cette hausse des prix de l'or noir est due essentiellement à un recul plus important que prévu des stocks américains de brut. En effet, selon un rapport de l’Agence américaine d’Information sur l’Energie (EIA) diffusé mercredi, les stocks commerciaux de brut aux États-Unis ont baissé de 3,1 millions de barils (MB). Ils se sont stabilisés à 500,1 MB au 11 décembre, soit un repli un peu plus conséquent que celui prévu par les analystes.

Le pétrole bénéficie de l'annonce du vaccin anti-covid

Le pétrole bénéficie aussi de la reprise de la demande après l'annonce encourageante sur le vaccin anti-covid. Ce vaccin a véritablement boosté la demande. Paradoxalement, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a revu à la baisse ses prévisions de consommation de pétrole en 2021, principalement en raison d’une baisse de la demande pour le carburant destiné aux avions. "Il semble que l’AIE estime que les vaccins n’auront pas d’impact positif rapide sur la demande de pétrole" a commenté Carsten Fritsch, de Commerzbank. Ce constat est partagé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Ainsi, malgré ces constats pessimistes des deux institutions, certains experts prévoient une reprise de la demande. Selon Bart Melek de TD Securities, malgré ces prévisions moroses à court-terme, le baril de WTI pourrait approcher les 50 dollars et celui de Brent évoluer à quelques dollars de plus quand l’économie mondiale aura vraiment redémarré en 2021. Il estime que «"les marchés du brut sont destinés à se raffermir une fois que la deuxième vague de Covid-19 se sera calmée, que la campagne de vaccination se sera généralisée et que le gouvernement américain aura enfin dit clairement que de nouvelles mesures d’aide sont en chemin".

Lire aussi : L’Algérie lourdement impactée par l’effondrement des prix du pétrole