Les autorités algériennes ont décidé de « geler » l’importation des viandes rouges, notamment les viandes congelées. Une démarche qui vise « à encourager la production locale et à réduire la facture d’importation » de l'Algérie. 

Ahmed Mokrani, directeur de la réglementation des marchés, des activités commerciales et des professions réglementées, relevant du ministère du Commerce, a révélé, ce vendredi 15 janvier sur les ondes de la Radio nationale, que l’importation de 50 000 tonnes par an de viandes fraîches et congelées avait « énormément épuisé le Trésor public ».

Il confirme ainsi que le nouveau programme du ministère de l’Agriculture qui « a donné la priorité à l’importation de vaches vivantes ». Il assure, en outre, que tous les secteurs concernés par cette démarche « ont pris des mesures exceptionnelles afin d’alimenter le marché ».

Selon les données du ministère de l’Agriculture, l’Algérie a réussi « à atteindre une autosuffisance » dans la filière ovine avec quelque 27 millions de têtes d’ovins. Mais en réalité, la décision de suspendre les importations des viandes rouges risque de faire flamber davantage les prix de ce produit de consommation, déjà hors de portée pour les petites bourses.

Cet avis est partagé par le président la Fédération algérienne de protection des consommateurs, Zaki Hariz. Ce dernier, cité par le quotidien arabophone El Khabar, a fait part ses craintes de voir les coûts des viandes rouges augmenter encore plus, au détriment des consommateurs à faible et moyen revenu. « A court terme, on enregistrera une certaine perturbation sur l’offre et la demande de viandes rouges, ainsi qu’un impact considérable sur le pouvoir d’achat du consommateur », a-t-il averti.

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