Le marché noir de devises a replongé dans sa léthargie ces derniers jours. Alors que l’Algérie n'a toujours pas fixé une date pour la réouverture de ses frontières, la demande sur les principales devises, à l’instar de l’euro, a connu une baisse drastique. Néanmoins, la monnaie unique européenne maintient toujours des prix au dessus de la barre symbolique des 200 dinars. Alors que sur le marché officiel, la monnaie européenne a connu une légère hausse.

Ainsi, en ce jeudi 21 janvier 2021, le taux de change parallèle de l’euro a maintenu ses niveaux enregistrés depuis quelques jours. En effet, un euro est acheté à 207 dinars par les cambistes qui le revendent à 209 dinars. Les taux des autres devises demandées sur le marché parallèle en Algérie restent également stables, à l’instar du dollar américain qui s’échangeait, en cette fin de semaine, à 168 dinars à l’achat et à 171 dinars à la vente.

La livre sterling vaut 220 dinars à l’achat et 225 dinars à la vente. Tandis que le franc suisse s’échangeait à 188 dinars à l’achat et à 192 dinars à la vente. Enfin, le dollar canadien s’échangeait à 128 dinars à l’achat et 131 dinars à la vente, sur les principaux marchés parallèles en Algérie, à l’image du Square Port-Saïd (Alger).

Il faut dire que le marché noir des devises vit des moments difficiles en raison de la situation sanitaire qui se complique en Europe et qui empêche la réouverture des frontières algériennes et la reprise des exportations, deux paramètres essentiels qui ont un grand impact sur la demande des principales devises étrangères.

Légère hausse de l’euro sur le marché officiel

Sur le circuit officiel, la monnaie européenne a connu une légère hausse face au dinar. Selon les chiffres du jeudi 21 janvier de la Banque d’Algérie, l’euro vaut désormais 161,05 dinars à l’achat et 161.11 dinars à la vente. Contrairement à la monnaie européenne, le dollar a légèrement baissé devant le dinar. Il s’échange à 132,79 dinars à l’achat et 132,81 dinars à la vente.

Il faut signaler que ces taux ne sont valables que pour les transactions officielles de la Banque d’Algérie. Ils répondent à la volonté politique de déprécier la valeur du dinar, afin de juguler le déficit budgétaire de l’Etat.