Le ministre des Finances Aymen Benabderrahmane a révélé que la réévaluation des projets d’investissement public a coûté 5 296 milliards de dinars pour la période 2010-2020. Aymen Benabderrahmane s'est exprimé vendredi 29 janvier lors d'une journée d'études consacrée au thème de la réévaluation et de la maturation des projets publics.

Ainsi, malgré les avertissements de la Cour des comptes, la gestion approximative des projets d’investissement publics coûte très cher au trésor public. Les retards pris dans la réalisation de ces projets engendrent un grand préjudice à la trésorerie de l'Algérie.

Le ministre des finances révèle que “le volume des opérations de réévaluation au niveau de l'ensemble des secteurs et des programmes sur la période 2010-2020 a atteint 5 296 milliards de dinars, ce qui représente 26% de l'ensemble du budget d'équipement de l'État sur cette période”. Il a également établi un constat peu reluisant de la gestion des projets durant les deux dernières années.

Les mesures du gouvernement

Aymen Benabderrahmane a indiqué que “les budgets de fonctionnement des années 2018 et 2019 ont enregistré une réévaluation des crédits initiaux respectivement à hauteur de 581 milliards de dinars et 758 milliards de dinars”. Afin de mettre fin à cette gestion, le ministre des finances affirme que “des mécanismes ont été mis en place, à travers 12 décrets d'application de la loi organique des lois de finances. Le Conseil du gouvernement a adopté ces mécanismes pour parvenir à maîtriser la dépense budgétaire”.

Il faut souligner que depuis des années, les gouvernants ne prennent pas en considérations les  recommandations de la Cour des comptes. Cette institution en charge du contrôle a posteriori des finances de l’Etat, des collectivités territoriales, des services publics, ainsi que des capitaux marchands de l’Etat a été marginalisée par les pouvoirs publics.

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