Alors que la crise sanitaire qui s'est installé dans une conjoncture économique difficile pour l’Algérie continue de détruire les entreprises nationales, les mécanismes censés protéger notamment les postes d'emploi sont aux abonnés absents. En effet, créée pour venir en aide aux entreprises en difficulté, la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC) dotée d'une manne financière importante ne joue pas son rôle dans cette conjoncture.

Ainsi, les travailleurs algériens victimes de la crise sanitaire sont abandonnés à leur sort. La Caisse nationale d'assurance chômage financée par ces travailleurs ne verse pas d’indemnités à ces derniers. Cette caisse créée dans cet objectif dépense l'argent des travailleurs dans l'opacité la plus totale. Elle ne joue aucun rôle pour soutenir les travailleurs licenciés ou ceux mis au chômage technique en Algérie.

Pourtant, la CNAC est dotée d'un budget faramineux. Elle bénéficie annuellement de plus de 4500 milliards de centimes, soit 4.16 % de la valeur globale des contributions à la Caisse nationale des assurances sociales CNAS). Cet argent représente 9 % des contributions des salariés. Des contributions prélevées directement sur leurs salaires.

Comment la Caisse dépense l’argent des contribuables ?

Malgré les contributions des salariés, la CNAC n'a versé aucune indemnité à ces derniers. Pourtant son rôle principal est le soutien aux travailleurs dans ces périodes de crise. La Caisse ne vient pas à la rescousse des travailleurs mis au chômage technique ni à ceux qui sont licenciés. Cette situation encourage l'interrogation sur le rôle de cette organisation et la destination des fonds qu'elle ramasse chaque année. Comment la Caisse dépense les contributions des travailleurs ? Une énigme à élucider.

La CNAC est aussi censée aider les travailleurs licenciés à créer leurs propres entreprises. Un autre rôle dont elle s'est acquittée d'une façon mitigée. Le nombre d'entreprises créées reste insignifiant par rapport aux moyens dont dispose la Caisse.

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