La Compagnie française d'assurances pour le commerce extérieur (Coface) a classé l’Algérie dans la catégorie D, qui concerne les pays à risque très élevé. La Coface considère, dans son dernier rapport publié dimanche 7 février, que les perspectives économiques et financières du pays sont incertaines.

L’assureur-crédit français est pessimiste quant à la reprise économique en Algérie. Il considère que la persistance des difficultés du secteur des hydrocarbures devrait peser sur la croissance économique du pays. La Coface estime que "la prévalence de la pauvreté, le manque d’opportunités d’emploi et le contexte économique difficile alimenteront probablement le mécontentement".

Elle indique que le contexte politique peut être instable et que la problématique moyenne de défaut des entreprises est élevée. L'assureur français a également classé l’Algérie dans la catégorie C en ce qui concerne l’environnement des affaires. Il souligne que la fiabilité et la disponibilité des bilans d'entreprise sont très variables et que le recouvrement de créances est parfois difficile.

Dans son rapport, la Coface estime également que l’activité économique devrait repartir progressivement cette année. L’assureur-crédit français prévoit une croissance de 3% du produit intérieur brut (PIB) en 2021, après une récession enregistrée en 2020 (-6,5%).

La production pétrolière bridée

En ce qui concerne les recettes pétrolières, la Coface estime que “malgré une modeste augmentation des quotas de production de l’Opep+, les contraintes imposées par cet accord continueront de brider la production pétrolière en 2021”. L’assureur français estime aussi que la consommation des ménages (44% du PIB) se redressera légèrement en 2021. Quant aux investissements (37% du PIB), ils “ne devraient que légèrement reprendre en raison des conditions budgétaires toujours difficiles et des incertitudes économiques”.

Il faut noter que la Coface est une société d'assurance-crédit. Elle a pour mission d'aider les entreprises à se développer en assurant le risque d'insolvabilité de leurs clients.