L'économie algérienne devrait enregistrer un rebond de croissance de 3,4% pour l’année 2021, selon les dernières prévisions de la Banque africaine de développement (BAD), publiées vendredi. La BAD table sur une croissance du PIB algérien de 2,9%, pour l'année 2022.

Selon la Banque africaine, un retour à un niveau élevé de croissance permettrait à l'Algérie une réduction « importante » de son déficit budgétaire global qui passerait de 13,6% du PIB à 10,3% en 2021 et à 8,7% en 2022.

La tendance serait similaire pour le déficit de la balance courante, qui serait ramené de 14,8% du PIB à 13,8 % en 2021 et 11,1 % en 2022, précise la même source. « La croissance pourrait revenir dès 2021 à partir du moment où les vaccins permettraient un contrôle mondial de la pandémie, ce qui redynamiserait l'économie mondiale. Dans ce cas de figure, il se produirait un rebond important de la croissance réelle estimée à 3,4 % du PIB en 2021 », a précisé la BAD dans son nouveau rapport sur les perspectives économiques de l'Afrique 2021.

La BAD recommande à l'Algérie d’« approfondir les mesures pour élargir l'assiette fiscale, portée par la loi de finances de 2021, et mettre en place un programme visant à diversifier son économie en vue de limiter la dette publique interne ».

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Le rapport précise que « dans le cas contraire, la forte dépendance de l’économie algérienne aux hydrocarbures continuera d'entraver ses perspectives de développement sur le moyen terme ». Au sujet des options de financement, la Banque africaine anticipe une croissance de la dette interne de l'Algérie durant les années prochaines, dans la mesure où les autorités locales ont décidé de ne pas emprunter à l'extérieur.

Selon le rapport, la dette publique de l'Algérie est essentiellement interne et a considérablement augmenté depuis 2016 pour financer le déficit découlant de l'augmentation des dépenses et de la baisse des prix des hydrocarbures.

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