L'année 2020 a été très dure pour l'économie algérienne. Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, El-Hachemi Djaâboub, a révélé, ce lundi 15 mars, que plus de 50 000 personnes avaient perdu leur emploi en Algérie. Une situation due essentiellement à la fermeture des usines de montage automobile. 

Pas moins de 51 000 Algériens ont perdu leur emploi durant l'année 2020. C'est ce qu'a indiqué El-Hachemi Djaâboub, ministre algérien du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Le responsable a expliqué que la fermeture des usines de montage de voitures était l'une des principales raisons de cette situation. Il a également souligné que l'absence de matières premières destinées aux usines d’assemblage d’appareils électroménagers avait également contribué au licenciement de milliers d'employés.

El-Hachemi Djaâboub a révélé que son ministère avait réalisé une étude sur l’impact de la crise sanitaire du coronavirus sur le marché du travail en Algérie. L’étude, réalisée sur un échantillon de quelque 3 600 entreprises, employant 440 171 travailleurs, a démontré qu’environ 200 000 des employés sont restés sans ressources pendant cette période. Alors que 25% seulement des travailleurs sont allés au travail pendant la période de confinement.

En Algérie, 80 % des offres d'emploi proviennent du secteur privé

Il faut dire que l'Algérie, à l'instar des autres pays, a vécu une année 2020 très difficile sur le plan économique. L'arrêt total des activités économiques et la baisse drastique des prix du pétrole ont engendré une crise économique aiguë pour le pays. Le ministre du Travail a d'ailleurs souligné que le nombre d’offres d’emploi avait considérablement baissé : de 437 000 offres en 2019 à 306 000 en 2020. Et de préciser que « 80% de ces offres proviennent du secteur privé ».

Par ailleurs, El-Hachemi Djaâboub a fortement regretté que « certains citoyens possédant des terres, des finances, de l’expérience ainsi qu’une volonté d’investir » soient confrontés à « certaines autorités administratives qui font la sourde oreille ». Mais le premier responsable du secteur du Travail en Algérie promet que son ministère fera tour pour « éliminer ces obstacles et faire avancer les investissements ».

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