Fini l’essence « normale » et « super » dans les stations-service en Algérie, et ce, à partir du 1er juillet prochain. C’est ce qu’a affirmé, lundi 21 juin, le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab. « A partir de juillet 2021, le sans-plomb sera la seule essence sur le marché national en sus du gaz de pétrole liquéfié (GPL) et sera disponible au niveau des mêmes stations-service et avec le même coût actuel », a fait savoir le ministre, précisant que le prix du sans-plomb sera de 45 DA le litre.

Dans une allocution prononcée à l’occasion d’une journée technique sur la généralisation de l’utilisation du carburant sans plomb, organisée au siège de son département ministériel, à Alger, le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a affirmé que « l’utilisation du carburant sans plomb devra être généralisée à partir du mois de juillet prochain avec les mêmes coûts appliqués (45 DA/litres) ». Selon la même source, la généralisation de l’utilisation de ce carburant n’affectera pas les traditions du consommateur, sachant que les anciens véhicules peuvent utiliser ce carburant.

Généralisation de l’utilisation du carburant sans plomb à partir de juillet

Ainsi donc, à partir du 1er juillet, les automobilistes n’auront plus la possibilité d’acquérir l’essence avec plomb, à savoir l’essence « normale » et « super », dans les stations-service. Cette dernière sera définitivement supprimée en Algérie à partir de la date indiquée. Elle sera remplacée par le carburant sans plomb, qui sera ainsi la seule essence sur le marché national, en plus du gaz de pétrole liquéfié (GPL).

Le représentant du gouvernement de Abdelaziz Djerad a rappelé que « l’utilisation du carburant sans plomb s’inscrit dans le cadre du programme du gouvernement visant la réalisation de la transition énergétique et la consommation de carburants moins polluants ». Pour le ministre, « la suppression du plomb du carburant s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des normes internationales en vigueur ». « L’utilisation du carburant sans plomb permettra de manière directe l’assainissement de l’air pollué par cette matière émise par le carburant de véhicules considérés comme l’une des sources de pollution dans le pays », a-t-il ajouté.

De son côté, le président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Rachid Nadil, a indiqué que l’opération d’élimination définitive du plomb de l’essence avait été lancée depuis près d’un an, en arrêtant définitivement la production de l’essence avec plomb au niveau des raffineries et le nettoyage des réservoirs de ces raffineries polluées des résidus de plomb.

Le président de l’ARH a précisé que « plusieurs pays ont interdit depuis l’an 2000 l’utilisation de l’essence qui contient le plomb vu ses effets néfastes sur la santé du citoyen et l’environnement » . Rachid Nadil a également cité les avantages de ce carburant pour la longévité des véhicules,  notamment les bougies, et l’augmentation de l’intervalle de changement d’huile et du catalyseur.

Arrêter l’importation des carburants

Lors de son allocution, le même responsable a également valorisé l’impact positif de cette décision sur l’économie nationale, car elle permettra, a-t-il expliqué, de « réduire les coûts de la production et de raffinage », mais également « d’arrêter l’importation des carburants », faisant état d’une capacité de production d’une seule essence par Sonatrach dépassant 4 millions tonnes/an, alors que les besoins du marché national d’essence ne dépassent pas 3,74 millions de tonnes.