À l’approche des élections présidentielles française, la question de l’immigration clandestine occupe une place centrale dans les débats politiques. D’ailleurs, le gouvernement français a récemment décidé de durcir les conditions d’obtention des visas à l’égard de l’Algérie, de la Tunisie et du Maroc ; évoquant le « refus » de ces trois pays de délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires au retour des immigrés refoulés de France.

À quelques mois de la présidentielle d’avril 2022, le gouvernement d’Emmanuel Macron fait de la question de la lutte contre l’immigration clandestine son cheval de bataille, en témoignent les dernières décisions prises dans ce dossier.

Gérald Darmanin veut de la fermeté sur le dossier de l’immigration

Apres avoir annoncé la réduction de 50 % du nombre des visas accordées à l’Algérie et au Maroc, et de 30 % à la Tunisie, le gouvernement français, par le biais de son ministère de l’Intérieur, a réclamé de la fermeté face à ce qu’il qualifie de « flux migratoires clandestins » en provenance des pays du Maghreb.

En effet, selon Europe 1, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a convoqué, le 4 octobre, les préfets de France pour évoquer la question de la migration clandestine. Il en a profité pour dresser un bilan sur l’immigration et a réclamé de la fermeté quant aux expulsions des étrangers en situation irrégulière.

Gérald Darmanin s’« inquiète des flux migratoires clandestins venus du Maghreb »

Lors de cette réunion, Gérald Darmanin, s’est inquiété de « la reprise progressive des déplacements internationaux et de la persistance des flux migratoires clandestins venus du Maghreb sur nos frontières espagnoles et italiennes », selon ses propos rapportés par Europe 1. Gérald Darmanin a d’ailleurs demandé spécifiquement aux préfets frontaliers de « tenir la frontière ». Il leur a notamment expliqué qu’avec l’effondrement de l’Afghanistan, « des vagues migratoires et leurs conséquences en termes de demandes d’asile sont à prévoir ».

L’immigration est « un enjeu majeur pour la prochain présidentielle », selon Darmanin

Face à cette situation difficile, les préfets se sont vu rappeler plusieurs priorités : plus d’expulsions pour les étrangers inscrits au  fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), une meilleure détection des immigrés en situation irrégulière responsables de troubles à l’ordre public ainsi que l’accroissement des refus de titres de séjour, selon la même source.

Gérald Darmanin n’a enfin pas manqué de reconnaître l’enjeu politique de ces annonces, rapporte encore Europe 1. « L’immigration est un sujet qui préoccupe nos concitoyens. Nous sommes particulièrement attendus. Ce sujet est un enjeu majeur pour la prochain présidentielle, nous nous en doutions », a-t-il assuré.