Le sélectionneur algérien Djamel Belmadi a animé, ce dimanche 7 novembre, une conférence de presse en vue des deux matchs des éliminatoires du Mondial 2022 au Qatar. L'équipe d'Algérie est en effet amenée à rencontrer celle du Djibouti le 12 novembre au stade du Caire et celle du Burkina Faso le 16 novembre à Blida. Une occasion pour le patron de la barre technique des Verts de répondre à plusieurs questions restées en suspens.

De prime à bord, Djamel Belmadi a commenté la décision de la CAF d’autoriser la présence de 14 000 supporters au stade de Blida à l'occasion du match prévu le 16 novembre contre le Burkina Faso. « Le retour de notre public au stade de Blida, à l’occasion du match décisif face au Burkina Faso, me réjouis bien évidemment » lance Djamel Belmadi . « Nous avons toujours œuvré pour ça. Nous remercions tous les acteurs qui ont contribué en répondant favorablement à quelque chose qu’on a toujours souhaité », a ajouté le sélectionneur de l'équipe nationale algérienne.

Djamel Belmadi n'a pas caché son émotion en évoquant le retour des supporters dans les gradins à l'occasion de ce match décisif face au Burkina Faso. « Franchement, la présence des supporters, c’est plus que du soutien. J'imagine déjà toute l'émotion que je ressens lorsque je rentre au stade et voir nos supporters dans les gradins. Le fait de les voir près de nous, en encourageant les joueurs et les booster, nous rend heureux. Leur présence va nous procurer des émotions agréables et profondes », lance Belmadi.

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Belmadi parle du match Djibouti-Algérie en Égypte

Évoquant le match du 12 novembre au Caire contre le Djibouti, Djamel Belmadi a comme à ses habitudes insisté sur le respect de cet adversaire non sans reconnaître que ce match sera une sorte de préparation pour celui contre le Burkina Faso. « Respecter Djibouti, c'est une question de professionnalisme. Cette rencontre servira aussi, évidemment, à préparer celle face au Burkina Faso en matière du temps de jeu, des cartons jaunes, des schémas tactiques, etc. », affirme le sélectionneur national tout en refusant de dévoiler ses cartes. « Vous voulez savoir si je vais aligner la grosse équipe face à Djibouti ? Peu importe les joueurs qui vont jouer, nous serons compétitifs. Je ne peux pas vous dire qui jouera », lance le coach.

« Si on doit jouer le Maroc aux barrages, et bien marhaba ! »

Djamel Belmadi est également revenu sur le classement FIFA, décisif lors du tirage au sort des matchs barrages et surtout l'éventualité d'affronter le Maroc lors du dernier tour des éliminatoires, comme cela a été évoqué récemment par le sélectionneur marocain Vahid Halilhodzic. « Pour le classement FIFA, le plus important, c'est de ne pas sortir du top 5 en Afrique. Nous y sommes, on espère y rester pour l'heure, mais si on en sort et qu'on doit jouer le Maroc par exemple, et bien marhaba ! (bienvenue, NDLR). Halilhodzic a le droit de parler et on verra s'il nous vient l'occasion de lui répondre sur le terrain », a répondu Belmadi.

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D'autre part, l'entraîneur a refusé de répondre aux dirigeants de la Fédération burkinabé de football, qui ont lancé ces derniers jours une série de provocation contre les Verts. « Le président de la Fédération du Burkina a le droit de parler et, pour moi, la réponse sera sur le terrain », affirme-t-il, refusant terme « complot » et affirmant que « chacun doit défendre son pays, et moi je défends le mien sur le terrain ».

« C'est grave de vouloir salir l'image d'un joueur comme Belaili »

Lors de cette conférence de presse, Djamel Belmadi n'a pas caché sa colère en évoquant les rumeurs ayant ciblé récemment l'attaquant des Verts Youcef Belali à propos d'une histoire de dopage. « C'est vraiment très grave de vouloir salir l'image d'un joueur comme Belaili avec ce genre de rumeurs. Youcef est un vrai professionnel et je ne comprends pas comment une rumeur s'est propagée à cette vitesse dans les médias. Il y a des gens qui n'ont vraiment pas de limites et ne respectent personne », se désole-t-il.