Anne Hidalgo, candidate du Parti socialiste, s’est rendue le vendredi 18 mars à la Grande mosquée de Paris ; une visite à travers laquelle la candidate socialise a tenu à défendre les Musulmans de France, tout en s’attaquant à « certains haineux qui veulent en finir avec la fraternité » dans le pays.

Accueillie par Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande mosquée de Paris, qui lui a décerné à l’occasion la médaille des « bâtisseurs des mosquées de France » en tant que maire de Paris, Anne Hidalgo, candidate à l'élection présidentielle, accompagné de l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, a mis à profit sa visite à ce lieu de culte symbolique pour échanger avec des représentants des Musulmans de France.

Anne Hidalgo, qui a souvent affiché son soutien aux Musulmans de France, a affirmé « l’importance de se rendre à ce lieu de l’islam de France » qui est – selon elle – un lieu bâti pour « remercier les musulmans d’avoir participé à la Première guerre mondiale et d’avoir donné leur vie pour la République française ». « C’est un lieu que j’aime particulièrement en tant que maire de Paris », ajoute-t-elle dans une vidéo publiée par la Grande mosquée de Paris.

Tout en saluant le travail qu’effectue le recteur, Anne Hidalgo affirme vouloir travailler avec les responsables de la grande mosquée de Paris sur « la place de l’islam [en France] et de sortir de ces amalgames et de recherches de ces boucs émissaires qui visent à atteindre la fraternité » en France.

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La candidate à l'élection présidentielle d'avril 2022 s'est dite « préoccupée » par les discours extrêmes et haineux tenus par certains candidats au prochain scrutin. «Je vois des haineux qui veulent en finir avec la fraternité », lâche Anne Hidalgo en visant les candidats d'extrême droite Marine Le Pen et Éric Zemmour, qui prévoient un tour de vis sur l'Islam de France.

« Certains candidats, à chaque difficulté, disent que le responsable c'est l'immigration et l'islam, et portent une vision qui conduit à l'affrontement », a-t-elle ajouté en dénonçant ce qu’elle qualifie  de « vision archaïque et étriquée d'une France qui n'a jamais existé ». Tout en défendant les Musulmans et l'Islam de France, Anne Hidalgo a surtout tenu à réaffirmer son attachement à la laïcité ; Un principe de la République que « certains jeunes ne tiennent pas comme fondamental », regrette-t-elle.