Vers l'inclusion de Ceuta et Melilla dans l'OTAN pour les protéger du Maroc ?

En Espagne, malgré la nette amélioration des relations diplomatiques avec le Maroc, des partis politiques et des organisations restent sceptiques, notamment en ce qui concerne les deux enclaves espagnoles sur les territoires marocains. Afin de garantir l'intégrité territoriale de l'Espagne et son autorité sur les deux enclaves, le parti Vox a exigé l'entrée de Ceuta et Melilla dans l'OTAN.

En effet, selon ce parti de droite, l'Espagne ne peut pas faire confiance au Maroc, malgré l’amélioration des relations entre les deux pays. Vox reste ainsi méfiant et considéré que ce pays peut à n'importe quel moment réclamer sa souveraineté sur ces deux enclaves et engager des actions militaires pour les récupérer. C'est dans ce contexte que ce parti insiste pour demander l'inclusion de Ceuta et Melilla dans l'OTAN.

Déjà en mars dernier, Vox a interpellé le gouvernement espagnole pour savoir si tous les pays membres de l’OTAN ont été informés de l’atteinte à l’intégrité territoriale que subit constamment l’Espagne avec les invasions de migrants dans les villes autonomes, selon le journal Ceuta Al Dia.

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Ainsi, selon la députée Vox de Ceuta, Teresa López, le Maroc utilise l’immigration clandestine pour « faire pression sur l’Espagne afin qu’elle agisse en faveur de ses intérêts ». La parlementaire considère que la menace du Maroc est constante, et a rappelé qu’il revient au gouvernement espagnol, en tant que membre de l’OTAN, de consulter les nations alliées « lorsque l’intégrité territoriale, l’indépendance politique ou la sécurité de l’une des parties est menacée ».

Ce parti, hostile au revirement de la position espagnole concernant le Sahara occidental, indique qu'en choisissant de ne pas informer l'OTAN de la situations des deux enclaves, le gouvernement espagnol se rend complice des invasions de migrants, et les encourage. Le parti Vox a donc a demandé à l’Exécutif les raisons pour lesquelles il n’a pas informé l’OTAN de la situation.

Devant l'insistance de ce parti sur cette question, le gouvernement espagnol a indiqué qu’un amendement au traité de l’OTAN « n’est pas à l’ordre du jour ». Une réponse qui a fait réagir le parti de l’extrême droite, qui a indiqué qu'« avec cette réponse concise, mais claire du gouvernement, il ne fait plus aucun doute que Pedro Sanchez ne veut pas inclure Ceuta et Melilla dans l'OTAN », en affirmant que cette réponse du gouvernement est une preuve supplémentaire de sa « soumission » au Maroc.


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