Deux salles de prière musulmane de la ville d’Aix-en-Provence dans le Sud de la France ont été ciblées dans la nuit du 24 au 25 avril par des tags islamophobes. Un acte qui est intervenu quelques heures après la proclamation des résultats de l'élection présidentielle en France.

Les actes contre les lieux de cultes musulmans sont de plus en plus communs en France. Plusieurs mosquées et autres salles de prière ont été ciblées par des dégradations ou des inscriptions islamophobes. Récemment, une mosquée de la ville de Grenoble a même subi un incendie volontaire, heureusement sans faire de victimes.

Un ancien membre du Rassemblement national condamné à 18 mois de prison

Souvent, les actes contre les lieux de culte musulmans ont un caractère raciste voire politique. Les partisans de l’extrême droite sont parfois montrés du doigt. C’est le cas dans l’affaire des mosquées du Doubs, taguées en novembre 2021 avec des croix de Lorraine. La police est parvenue à arrêter un ancien ex-candidat du Rassemblement national (RN) qui avait avoué en être l’auteur.

Le procès de l’auteur de ces tags a eu lieu le lundi 25 avril au palais de justice de Besançon. Il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis. Interpellé en janvier 2022 au pied de son domicile à Pontarlier, cet ancien militant du part de Marine Le Pen a reconnu avoir tagué plusieurs mosquées entre le 6 et le 21 novembre 2021 à Montlebon, Pontarlier et Besançon dans le Doubs. « La religion musulmane n’était pas compatible avec les valeurs de la France », avait-il affirmé devant les policiers.

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« Islam hors d'Europe » et « Islam tue » tagués sur les murs de deux salles de prières à Aix-en-Provence

Et les actes contre les lieux de culte musulman n’en finissent pas en France, avec cette nouvelle affaire de tags islamophobes qui ont visé deux salles de prières dans la ville d’Aix-en-Provence, dans la nuit du dimanche 24 au lundi 24 avril 2022.

Il s'agit de la salle de prière d'Encagnane, où le tag « islam hors d'Europe » a été inscrit à la bombe sur un mur en face de celle-ci. La deuxième salle visée est située dans le quartier de Jas-de-Bouffan. Là où les auteurs ont tagué « islam hors d’Europe » ainsi que « islam tue » sur le portail et le mur d’enceinte du lieu de culte.

Ces tags islamophobes ont été rapidement effacés par les services municipaux, rapporte ce mardi 25 avril le quotidien La Provence. Le parquet, qui a diligenté une enquête, ne dispose à ce stade d'aucun élément qui permettrait d'identifier les auteurs, faute de témoins directs ou d'images de vidéosurveillance, selon la même source. Des plaintes pourraient être déposées par les associations qui gèrent ces lieux de culte, ajoute-t-on.