Douze détenus, dont neuf Algériens, se sont échappés du Centre de rétention administrative (CRA) de Metz, dans l’Est de la France. Selon une information d’Europe 1, les douze migrants ont profité des tensions éclatées dans la soirée du mercredi 14 septembre au niveau du centre pour prendre la fuite.

Le Centre de rétention administrative (CRA) est un bâtiment surveillé où l'administration peut retenir, pour une durée limitée et sous contrôle juridictionnel, les étrangers faisant l'objet d'une procédure d'éloignement et ne pouvant pas quitter immédiatement la France. De nombreux Algériens visés par une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) sont détenus au niveau de ces centres.

Mais souvent des mutineries éclatent au niveau des ces centres de rétention où des détenus se rebellent contre leurs mauvaises conditions de vie. Et parfois, des détenus profitent de l’occasion pour s'enfuir, comme cela s’est passée dans la soirée de mercredi au Centre de rétention administrative (CRA) de Metz. Profitant des tensions éclatées au niveau du centre, 12 migrants dont 9 Algériens, 2 Marocains et 1 libyen, ont réussi à s’évader, rapporte Europe 1.

Les 9 migrants algériens sont toujours en fuite

Les évadés ont exploité un défaut de conception au niveau d’une serrure pour s’enfuir, précise la même source. Les douze détenus âgés entre 18 et 32 ans ont ensuite longé un chemin d’accès et escaladé une clôture du centre de rétention. "Les migrants ont exploité le défaut de conception d’une serrure qui ne bénéficiait d’un bouclier de pêne posé uniquement d’un seul côté", rapporte Europe 1.

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La police ne s’est rendu compte de l’évasion que tard dans la nuit. En exploitant les images de vidéosurveillance, les policiers se sont rendus compte qu’une douzaine de migrants avaient réussi à fuir. Selon la même source, l’un des fugitifs, dont la nationalité n’a pas été révélée, a été interpellé après être tombé et s’être blessé. Il a été placé en garde à vue puis transporté à l’hôpital. Les autres évadés sont toujours recherchés par la police.