L'OPEP+ vient de décider d’une nouvelle réduction de la production pétrolière dans le but de maintenir les prix à des niveaux acceptables. Et à l'instar des autres membres de cette organisation, l’Algérie va devoir consentir à quelques efforts. À partir du mois de novembre 2022, sa production dépasserait à peine les 1 million de barils par jour.

En effet, le ministère algérien de l'Énergie et des Mines a annoncé, le mercredi 5 octobre 2022, que la production pétrolière de l’Algérie s’établira exactement à « 1,007 million de barils par jour » à partir de novembre prochain. « Ce seuil de production vient en application de la décision prise ce mercredi lors de la 33e réunion ministérielle OPEP/non-OPEP, tenue à Vienne avec la participation du ministre de l'Énergie et des Mines, Mohamed Arkab », a précisé le communiqué du ministère. Lors de cette réunion ministérielle, qui a été précédée par la 45e réunion du Comité ministériel de suivi OPEP et non-OPEP (JMMC), les pays de l'OPEP+ ont convenu d’abaisser le niveau global de leur production de 2 millions de barils par jour[1]L'OPEP+ décide de réduire sa production de 2 millions de barils par jour à compter du 1er novembre prochain ».

Économie mondiale : faible croissance et inflation élevée

Les ministres, qui ont examiné la situation actuelle du marché pétrolier, ses perspectives d’évolution à court terme ainsi que le respect des niveaux de production pour le mois d’août des pays membres de l’OPEP+, ont « observé que depuis plusieurs semaines, la situation du marché pétrolier se détériore plus rapidement que prévu ». Et ce, précisent-ils, malgré les efforts constants des pays de l’OPEP et de ses partenaires de la Déclaration de coopération pour maintenir sa stabilité et son équilibre.

Il a été constaté également, selon la même source, que « l’économie mondiale est entrée dans une phase longue de faible croissance et d’inflation élevée ». « La demande globale de pétrole montre des signes inquiétants de ralentissement alors que l’offre de pétrole mondiale est largement suffisante pour assurer la stabilité et l’équilibre du marché pétrolier international », regrettent les ministres.