Rien ne semble en mesure d'ébranler les relations de l'Algérie avec la Russie, longues de plusieurs décennies. Et même dans une conjoncture internationale marquée par une animosité de plus en plus accrue contre le géant de l'Est, l'Algérie continue à afficher lesdites relations en vue et au su de tout le monde. En effet, tout en adoptant une position de neutralité vis-à-vis de la guerre menée par la Russie en Ukraine, l'Algérie refuse de prendre des distances avec son allié historique.

La coopération entre l'Algérie et la Russie, comme ce fut le cas depuis la guerre de libération nationale, est d'abord militaire. Et c'est dans le cadre du renforcement de cette coopération qu'un détachement de navires de guerre de la flotte russe fait escale durant 4 jours au port d'Alger. C'est ce qu'a annoncé le ministère algérien de la Défense nationale dans un communiqué. « Dans le cadre du renforcement des relations de coopération militaire bilatérale entre la marine de l'armée nationale et la marine russe, un détachement de navires de la flotte russe a accosté, mardi 18 octobre 2022, au port d'Alger, pour l'exécution d'un exercice naval commun », peut-on lire en effet dans le communiqué rendu public le 19 octobre 2022. « En marge de cet exercice, plusieurs activités culturelles et sportives seront organisées au profit des équipages », ajoute le communiqué.

Algérie-Russie : des relations mal vues par l'Occident

Pour rappel, en juillet dernier, un détachement de navires de guerre de la flotte de la marine russe avait également accosté au port d'Alger[1]Des navires de guerre russes accostent au port d'Alger dans le cadre de la coopération militaire algéro-russe. En septembre dernier, l'Algérie a pris part à l'exercice Vostok 2022 en Russie. En novembre prochain devront, en outre, se dérouler les premiers exercices militaires antiterroristes conjoints entre les deux pays… C'est dire que la coopération entre les deux pays est intense.

Aussi, l'Algérie est considérée comme l'un des principaux clients de la Russie en matière d'armement. Cette proximité, qui n'a rien de conjoncturel puisqu'elle remonte à très loin, n'est pas faite pour plaire à tout le monde. Rappelons, dans ce contexte, la lettre que 27 membres du Congrès des États-Unis ont envoyée au secrétaire d'État Anthony Blinken exigeant des sanctions contre le gouvernement algérien pour des contrats d'armement avec la Russie.