Seine-Saint-Denis, un département français situé au nord-est de l'agglomération parisienne, compte une importante diaspora algérienne. En effet, 300'000 de ses habitants ont des liens directs avec l'Algérie, soit près d'un cinquième de la population globale. D'après Stéphane Troussel, « c'est un des premiers sinon le seul département de France à avoir commémoré la répression sanglante du 17 octobre 1961 ».

Interrogé par le média algérien TSA, Stéphane Troussel, président socialiste du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, est revenu sur beaucoup de sujets – dont le meurtre de Lola et son impact sur l'immigration. « Je trouve scandaleuse l'instrumentalisation politique qui est faite de ce drame. Ceux qui se livrent à cette instrumentalisation politique sont des charognards, je n'ai pas d'autres mots », a-t-il déclaré tout en qualifiant le un crime en question d'« odieux »,  et d'« horrible ».

Stéphane Troussel, en réponse à ceux qui tentent de « coller » une identité à ce crime, ajoute : « ce crime aurait été tout aussi odieux s'il avait été commis par un Français ou par un étranger en situation régulière. Des barbares, des fous, hommes ou femmes, il en existe de tout temps, de toute origine et de toute nationalité ».

Seine-Saint-Denis : une stèle à l'honneur d'un artiste algérien

Le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis a clairement refusé que ce drame soit associé au débat autour des expulsions et des OQTF (obligation de quitter le territoire français). Dans cet entretien avec le média algérien[1]Entretien avec Stéphane Troussel, le président de la Seine-Saint-Denis, TSA, il s'est, par ailleurs, longtemps étalé sur les « actions de coopération décentralisée » entre son département et l'Algérie, notamment après la crise sanitaire et à la faveur du renouveau des relations entre les deux pays amorcé par la visite du président Macron et le déplacement de la Première ministre français, Elizabeth Borne.

Disant espérer « davantage de projets » à l'avenir, Stéphane Troussel a, en outre, annoncé l'installation d'une stèle en hommage à un artiste algérien. « Nous allons installer une stèle d'un artiste algérien, le 1er novembre, dans un grand parc public », a-t-il déclaré. Et d'ajouter : « C'est une grande stèle pour rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui sont engagés en faveur de l'indépendance de l'Algérie ». Cependant, Stéphane Troussel ne dit pas de quel artiste il s'agit ni l'endroit exact où la stèle sera installée.