Des harraga algériens exploités par un réseau de trafic de drogue en France

Trois ressortissants algériens à la tête d’un réseau de trafic de drogue ont été condamnés, lundi 6 février, à de lourdes peines par le tribunal de Nantes. Le réseau exploitait des sans-papiers algériens pour vendre de la drogue dans les différents quartiers de la ville de Nantes. Les mis en cause, dont deux sont en situation irrégulière, sont également accusés de séquestration et de violences avec arme envers leurs concitoyens algériens.  

De nombreux Algériens partis harraga en Europe se retrouvent malgré eux exploité par des réseaux de trafic de tout genre. Ces derniers profitent de la situation vulnérable de ces harraga pour en faire un commerce lucratif. Pire encore, certains réseaux en Europe font directement venir des harraga depuis l’Algérie afin de les exploiter dans leurs « affaires ». C’est le cas de ce réseau constitué de trois ressortissants algériens, qui fait venir en France des harraga depuis l’Algérie pour les exploiter dans le trafic de drogue et la vente de cigarettes contrefaites dans le centre-ville de Nantes.

Les trois hommes de nationalité algérienne profitaient de la vulnérabilité de ces harraga en les terrorisaient pour les maintenir sous leur coupe. Les trois mis en cause, dont deux sont en situation irrégulière, ont été jugés coupables de violences et séquestrations à l'encontre de sans-papiers et pour trafic de stupéfiants par le tribunal de Nantes, lundi 6 février, rapporte Le Figaro.

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Les membres du réseau de trafic de drogue sont tous de nationalité algérienne

Cette affaire avait été déclenchée en novembre dernier par la plainte d'un sans-papiers algérien victime de ce réseau surnommé les « caïds des migrants » de la place Commerce à Nantes. La victime a été agressée à l’arme blanche par les trafiquants, après s'être vue confisquer sa marchandise de cigarettes contrefaites par la police française. Une autre victime algérienne a été agressée par les membres de ce réseau. Une agression qui avait été publiée sur les réseaux sociaux.

Les enquêteurs de la police ont alors mis en place une surveillance renforcée aux abords de la place Commerce à Nantes, connue pour être un lieu de trafic. Les policiers ont fini par arrêter les trois membres de ce réseau. Ces derniers ont été jugés lundi 6 février par le tribunal de Nantes. L'un d’eux a été condamné à 5 ans de prison ferme ainsi qu'une interdiction de territoire français durant 10 ans. Le second a écopé de 3 ans de prison ferme et de la même interdiction de territoire. Le dernier membre du réseau s’est vu infliger 2 ans en prison et a l'interdiction de se rendre à Nantes pendant 3 ans.


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