Algérie, France et Maroc : À quoi jouent Les Républicains ?

Drapeaux de l'Algérie, de la France et du Maroc

Les relations entre l'Algérie et le Maroc sont rompues. Entre la l'Algérie et la France, elles se sont améliorées, mais restent sur une dynamique en dents de scie. Quant aux relations entre le Maroc et la France, elles sont caractérisées par une période de froid. C'est dans ce contexte que le leader de la droite républicaine française Éric Ciotti a multiplié les déclarations plus au moins problématiques, surtout pour les relations algéro-françaises.

En effet, pendant et après sa visite au Maroc, le président du parti de droite Les Républicains a clairement exprimé sa préférence pour le Maroc au détriment de l'Algérie. Éric Ciotti veut un rééquilibrage de la politique étrangère française. Il n'a pas tari d'éloges pour le Maroc, sans souffler un mot sur les raisons du froid qui caractérise les relations entre le Royaume et la France. Le leader de droite n'a en effet en aucun moment soulevé l'affaire d'espionnage avec le logiciel Pegasus dont les responsables français ont été victimes. Une affaire qui a grandement contribué à la crise silencieuse entre le Maroc et la France.

Concernant l'Algérie et fidèle à son hostilité envers ce pays, Éric Ciotti a notamment déclaré :« Je l’ai dit à nos amis marocains, la France doit pouvoir parler à tout le monde, mais elle ne doit pas mettre au même plan tous nos interlocuteurs, d’autant que certains ont des postures très agressives et nourrissent des alliances avec ceux qui sont aujourd’hui nos ennemis ». Il faisait allusion aux relations de l'Algérie avec la Russie. Il a ajouté plus clairement : « on a fait beaucoup de concessions à l’égard de l’Algérie, mais je vois peu de retours ». Éric Ciotti affirme également regretter les « messages très agressifs hostiles à la France du côté algérien, malgré les gestes amicaux du président Emmanuel Macron ».

Éric Ciotti a donc fait un choix : Il préfère le Maroc et a promis de reconnaître la marocanité du Sahara occidental pourtant considéré par l'ONU comme un « territoire non autonome ». « C’est une position qui n’est pas nouvelle, je l’ai exprimée il y a plusieurs mois […] Il suffit de regarder le développement de ces régions du Sahara, administrées de façon exemplaire par le Maroc, pour mesurer qu’il n’y a plus de débat sur le sujet », avait-il déclaré.

Les déclarations du leader du parti Les Républicains interviennent dans un contexte particulier dans les relations diplomatiques dans le contour de la méditerranée. Éric Ciotti fait partie d'un courant politique en France qui fait pression sur Macron afin de reconsidérer ses liens avec le Maroc. Le lobby marocain s'active donc de plus en plus afin de renverser une situation préjudiciable pour le Maroc et profitable pour l'Algérie.

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