Traversées presque vides d'Algérie Ferries : L'ex-PDG et d'anciens dirigeants condamnés

La Cour d'Algérie a rendu son verdict, ce dimanche 28 mai, dans l'affaire des ex-dirigeants de la compagnie maritime nationale Algérie Ferries, poursuivis dans le scandale du bateau ayant fait la traversée presque vide à un moment de grande tension sur les billets. Les peines prononcées en première instance ont été confirmées par la Cour.

En fait, il s'agit du scandale d'Algérie Ferries qui a laissé le navire Badji Mokhtar III faire la traversée entre Marseille et Alger avec 72 personnes et 25 véhicules à son bord. Cela est arrivé en juin 2022 alors que des dizaines de milliers d'Algériens de France cherchaient des billets et des places pour rentrer en Algérie. Le scandale a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux et dans les médias, surtout qu'il y a eu récidive quelques jours plus tard avec une autre traversée effectuée avec très peu de passagers.

À la suite de ces deux scandales qui avait défrayé la chronique, trois dirigeants de la compagnie maritime algérienne ont été écroués, notamment son PDG Kamel Issad, alors que deux autres ont été mis sous contrôle judiciaire. Deux autres dirigeants, Aghiles Hamouche et Malika Oufar, se trouvent en fuite à l'étranger.

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L'ex-PDG d'Algérie Ferries lourdement condamné

Donc, le verdict de la Cour d'appel d'Alger a été rendu et les peines sont les mêmes que celles prononcées en première instance en janvier 2023. En effet, le PDG d'Algérie Ferries a été condamné à 6 ans de prison ferme alors que le directeur commercial Kamel Bouznad a écopé d'une peine de 5 ans de prison.

De son côté, Fatma Laïmchi, l'ancienne responsable de la cellule de développement des systèmes informatiques, a été condamnée à 1 an de prison avec sursis. Les deux responsables Kamel Eddalia et Ikbal Cherifi, les deux cadres d'Algérie Ferries qui se trouvent en fuite à l'étranger, ont été condamnés à 10 ans de prison ferme par contumace.

Toutes ces peines prononcées en première instance ont été reconduites en appel. Les mis en cause étaient poursuivis pour plusieurs chefs d'accusation, notamment délit de gaspillage volontaire, usage illicite de biens et de fonds publics, abus d'influence, abus de fonction en violation des lois et réglementations à des fins d'octroi d'indus privilèges, non-déclaration de biens et enrichissement illicite.


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