À la veille du sommet des BRICS, l'Afrique du Sud calme le jeu avec l'Occident

Drapeaux de l'Union européenne et des BRICS

À la veille du sommet des BRICS qui aura lieu du 22 au 24 août à Johannesburg en Afrique du Sud, les yeux sont rivés sur cet événement planétaire. En effet, ce sommet revêt un grand intérêt et pour les pays participants et pour les puissances économiques qui ne partagent pas la démarche de ce groupe politico-économique.

Ainsi, ce sommet qui va réunir le Brésil, la Chine, la Russie, l'Inde et l'Afrique du Sud est scruté par les économistes qui attendent ses résolutions, que ce soit pour l'acceptation ou non des demandes d'adhésion ou sur la question de la monnaie unique que compte lancer ce groupe.

Les BRICS présentés comme un opposant aux USA et à l'UE

Le groupe des BRICS est donc présenté comme un opposant au système économique mondial dont les États-Unis et un degré moindre l'Union européenne ont le monopole, notamment en ce qui concerne les institutions financières.

Face à cette opposition, rivalité ou concurrence qui rappellent étrangement le temps de la guerre froide entre le groupe communiste et le groupe capitaliste, l'Afrique du Sud, par la voie de son président, veut calmer le jeu. L'Afrique du Sud « ne se laissera pas entraîner dans une compétition entre puissances mondiales », a donc déclaré, le 20 août, Cyril Ramaphosa, le président de l'Afrique du Sud.

L'Afrique du Sud tente de calmer le jeu

« Notre pays s'est engagé dans une politique de non-alignement », rappelle le chef d'État sud-africain lors de son discours adressé à la nation. « Nous avons résisté aux pressions visant à nous aligner sur l'une ou l'autre des puissances mondiales ou sur des blocs influents de nations », a-t-il ajouté rappelant étrangement l'époque de l'après 2e guerre mondiale.

Il faut dire que cette déclaration parvient après celle de l'ambassadeur itinérant de l'Afrique du Sud pour l'Asie et les BRICS, Anil Sooklal, qui avait indiqué que « le commerce en monnaies nationales est toujours à notre ordre du jour. Nous n'aspirons pas à la dédollarisation. Les BRICS n'y appellent pas. Le dollar restera la principale monnaie mondiale, c'est une réalité ».

L'Afrique du Sud ne veut donc pas de confrontation avec le monde occidental. Cependant, la position de l'Afrique du Sud ne reflète pas vraiment la position des BRICS. En effet, certains pays des BRICS, notamment le Brésil, ne cessent d'affirmer leurs volontés de contrecarrer la politique économique occidentale.

Retour en haut
Partager via
Copier le lien