En raison du manque d'investissement dans le secteur, les prix du gaz risquent de flamber

La crise énergétique, notamment en gaz, qui a fait suite à la guerre en Ukraine a démontré que les énergies fossiles ont encore de l'avenir devant elles. Les rapports d'organisations mondiales du secteur pétrolier et gazier indiquent que la demande sur ces énergies sera encore grandissante dans les années à venir. Mais, en raison de la transition énergétique, et d'autres facteurs, les investissements dans ce secteur ont largement reculé.

Ce recul d'investissement fait grimper les prix du pétrole, étant donné que dans l'avenir, il n'est pas certain que l'offre sera à la hauteur de la demande. Dans le secteur gazier également, le constat est le même. En effet, selon un rapport publié par l'Union internationale du gaz (IGU), la Snam et son partenaire Rystad Energy, « le marché mondial du gaz se trouve toujours dans un équilibre instable en 2023 ».

Les producteurs de gaz ne seront peut-être pas en mesure de répondre à la demande dans les années à venir. Les investissements dans le secteur gazier sont insuffisants, indique le rapport mondial sur le gaz 2023. La nature abordable de cette énergie, sa sécurité ainsi que sa durabilité sont donc remises en cause.

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Le marché du gaz sensible aux fluctuations de l'offre et de la demande

« Les divergences importantes entre les perspectives de la demande internationale d’énergie et de gaz par rapport aux faibles investissements dans le gaz naturel, les gaz à faible émission de carbone et les gaz renouvelables alimentent le risque d’aggravation des chocs énergétiques d'ici à 2030 et au-delà », affirme dans leur rapport ces organisations qui soulignent qu'« après avoir fait preuve d’une grande résilience face aux chocs extrêmes jusqu’en 2022, l’industrie mondiale est sortie de l’année la plus turbulente de son histoire. Pourtant, le marché mondial du gaz se trouve toujours dans un équilibre instable en 2023 ».

«Le marché du gaz reste sous-approvisionné et très sensible aux fluctuations de l’offre et de la demande », estime encore le rapport qui souligne que l’offre restant tendue et les perspectives de demande incertaines, le marché est entré dans un équilibre « instable ». « Avant la crise énergétique, l’accent politique était mis sur la durabilité. Cependant, cela diminuait également la priorité en matière de sécurité et d’abordabilité, car ces deux éléments semblaient être assurés à l’époque, jusqu’à ce qu’ils redeviennent la priorité en 2022 », souligne le rapport qui avertit sur l'avenir incertain de cette énergie dont les prix pourront flamber si l'offre s'avère moins importante que la demande à l'avenir.


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