Les services du Premier ministre algérien a vigoureusement démenti les informations selon lesquelles l’Algérie aurait suspendu les relations commerciales avec la France. Les responsables algériens ont qualifié ces affirmations ayant circulé sur le Net d' « erronées et totalement infondées ».
Dans un communiqué publié, ce jeudi 7 novembre, par l'APS, il est affirmé que « suite aux allégations mensongères colportées par l’ancien ambassadeur de France à Alger dans son délire haineux et coutumier à l’égard de l’Algérie, au sujet de prétendues mesures restrictives au commerce, la cellule communication du Premier ministre tient à apporter un démenti catégorique à ces informations erronées et totalement infondées ».
Ce démenti vient confirmer que les relations commerciales avec la France se poursuivent sans interruption, confirmant qu’aucune directive officielle n'avait été émise pour justifier une telle suspension des échanges. La rumeur avait suscité une grosse panique dans les milieux des affaires dans les deux pays.
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Tout a commencé d’une publication de Xavier Driencourt, sur une éventuelle rupture des échanges commerciaux décidée par l’Algérie. Xavier Driencourt a utilisé les réseaux sociaux pour annoncer que l'Algérie avait décidé d'interrompre toutes les importations et exportations avec la France à partir du 5 novembre 2024. Il a même évoqué une prétendue directive des banques algériennes interdisant les domiciliations d'importation depuis la France. Cependant, aucune confirmation officielle n'est venue étayer ses dires. Plusieurs analystes estiment que Driencourt pourrait chercher à alimenter une polémique inutile en exagérant les tensions entre Alger et Paris.
Près de 12 milliards d'euros d'échanges commerciaux entre l'Algérie et la France
Les relations économiques entre la France et l'Algérie sont marquées par une forte interdépendance. En 2023, les échanges commerciaux ont atteint près de 12 milliards d'euros, avec une forte augmentation par rapport à l'année précédente. La France importe principalement des hydrocarbures algériens, tandis que l'Algérie achète divers produits français tels que des électroménagers, des médicaments et des denrées alimentaires. Malgré les tensions diplomatiques, il est peu probable que l'Algérie prenne des mesures aussi drastiques que celles évoquées par Driencourt sans un consensus officiel.
Bien que les tensions soient palpables, elles ne semblent pas pour le moment entraîner une rupture immédiate des relations commerciales. Les déclarations de Driencourt n'ont pas été corroborées par des sources officielles, et le gouvernement algérien maintient que les échanges bilatéraux se poursuivent normalement. Cependant, certains analystes mettent en garde contre le fait qu'une détérioration prolongée des relations diplomatiques pourrait nuire à la confiance des investisseurs et ralentir les échanges économiques.
